24 octobre 2009

Solid références

Encore quelques lignes à propos de la gamme Sol-ID, présentée en avant première sur Megavino...

Vous prenez un sommelier inspiré, doublé d’une excellente plume; un gros brin de fantaisie, mais pas de concessions. La dent dure, parfois, mais le coeur pur, toujours. Pas besoin de le pousser beaucoup pour qu’il vous parle de ses coups de coeur. Et si on en faisait une gamme, un concept? Comment l’appellerait-on? Sol-ID. Sol, comme solide, comme solaire, aussi. ID, comme idées, comme idéal.
Ah, j’oubliais, l’inspiré, le gros brun de fantaisie, c’est Boschman. Eric de son prénom. Chroniqueur télé, radio, presse écrite, auteur de livres culinaires et vineux, touche-à-tout de génie, tant qu’il y a du bon vin à l’horizon. Chérie, et si passait nos vacances au Boschwana?

 

Boschman

Solid taster

 

Vous voulez un exemple avant de vous lancer? Hommes de peu de foi... Voici donc le Solid La Vista 2008 (un Côtes du Roussillon rouge), commenté ici par l'ami Marc Vanhellemont


Ce rouge n’est pas noir, il est lumineux, aux reflets cramoisis, à l’éclat enjôleur, on est fichu ! Le respirer nous le fait aimé, tout de go, sans limite, riche qu’il est de fruits, de fleurs et d’épices, de bonne humeur, d’espièglerie et de gourmandise. Alors portons-le à la bouche comme dirait un personnage d’Alexandre Dumas. Et jouissons de ses tanins de satin, de sa chair de cerise, de son thym citronné, de son parfum enivrant, de son évidence, de sa simplicité, où donner sans rien demander s’inscrit comme un refrain plein d’entrain.

Vin de cuve pour le plaisir immédiat du fruit, issu des cépages Carignan, Syrah et Grenache, âgés de 40 ans. À la mise une légère filtration sur terre lui ôte ce qui pourrait se voir à l’œil et heurter quelque esprit chagrin.

Les vins sont solidement disponibles chez Bleuzé Wines, 62 Omer De Vidtslaan, B-1760 Roosdaal

09:03 Écrit par Hervé Lalau dans Vins de tous pays | Tags : vin, plaisir | Lien permanent | Commentaires (0) | | | |

23 octobre 2009

Le Bio vaut-il le coup?

On pourrait aussi écrire "le coût". Mais ce titre n'est pas de moi, il est de "La Vigne", dans sa livraison d'octobre.

Je n'ai pas lu le dossier (je ne suis pas abonné). Mais j'ai quand même envie de répondre à la question, moins avec des calculs qu'avec des arguments.

-Oui, amis vignerons, le bio vaut le coup si en réduisant vos apports de produits chimiques, vous réduisez l'impact sur votre santé. Je lisais récemment que Gérard Bertrand avait planté une vigne bio dans un de ses domaines languedociens "parce que c'est là que vivent les enfants". Je suppose que d'autres vignerons ont des enfants, en Languedoc ou ailleurs. Et j'espère que Gérard Bertrand pense aussi à eux.

-Oui, le bio vaut le coup si, en rassurant le consommateur sur l'usage que vous faites de la terre que nous avons tous reçue en héritage (même si c'est vous qui la travaillez aujourd'hui, vous la laisserez un jour à d'autres), vous l'incitez à consommer vos produits plutôt que d'autres.

-Non, si c'est juste pour le label, si c'est pour vendre à un prix normal ce que le hard discount et les hypers refusent de vous acheter à un prix normal aujourd'hui. Parce que cette distribution-là se moque bien de ce que vous faites dans vos vignes, parce que le vin n'est qu'un élément de son marketing mix, dans lequel la vogue du bio passera, c'est sûr.

-Non, si c'est pour rentrer dans une logique bio-industrielle, où l'on demande des exemptions pour pouvoir traiter chimiquement à chaque gros pépin, mildiou sévère, par exemple - il paraît que c'est possible, avec les nouvelles règles. Mais est-ce que le consommateur pourra aussi demander une exemption quand il boira du bio pas bio?

En résumé, le bio, ce n'est pas qu'une question d'air du temps, comme titre La Vigne, c'est une question d'air (et de terre) tout court, et c'est surtout un engagement de bon sens.

 

couv_vigne_213

06:27 Écrit par Hervé Lalau dans Vins de tous pays | Lien permanent | Commentaires (7) | | | |