16 janvier 2010

Si c'est lui qui le dit...

Connaissez-vous Kevin Zraly? Moi non plus, jusqu'il y a peu. Zraly est le Directeur Technique de la conférence Wine Future. Et savez-vous ce qu'il en a dit? "It's the best ever event in the World of Wine". On est jamais mieux servi que par soi-même.

C'est un peu comme si je vous disais que mon blog était le meilleur du monde. Il faudrait que je sois complètement saoul. Et j'évite, parce que dans mon métier, c'est contre-productif.

A sa décharge, Mister Zraly est un habitué des superlatifs. Voici ce que dit de lui Robert Parker: "Kevin Zraly is arguably the best known wine educator on earth".

Ce qui mérite au moins deux remarques.

Primo, les Américains ont souvent tendance à penser que le monde se limite au Greater New York (ou même Brooklyn). C'est là leur moindre défaut. Parce qu'en ce qui me concerne, la réputation des wine educators américains n'a pas franchi l'Hudson river.

Secundo, on peut se demander si l'opinion du grand Bob n'est pas un peu biaisée: Robert et Kevin sont associés au sein du "Parker & Zraly Wine Certification Program". Vous me garderez des petits.

Trève de persiflage, Zraly, ce n'est pas n'importe qui. D'abord, il est sur Wikipedia. Vous savez, la seule encyclopédie participative du net où l'on peut corriger les fautes d'orthographe. A défaut de pouvoir déposer des commentaires quand ils ne plaisent pas au "modérateur" - je le sais, j'ai essayé avec les rosés de Provence. Avec Wikipedia, on a l'encyclo qu'on mérite. Dans un monde où tout se discounte, quoi de plus beau qu'une encyclopédie gratuite? Wikipedia est à l'Universalis ou la Britannica ce que le poulet de batterie est à la poularde de Bresse. Ce que Ryanair est à l'aviation. C'est pas cher, alors on n'a pas à se plaindre. On se demande juste parfois qui paie les pilotes.

Et puis, Zraly est doué: bien qu'il ne parle pas un mot d'espagnol, il a pu remplacer à Wine Future, au pied levé, l'irremplaçable Pancho. Pancho Campo MW, CWW, WAS, victime d'une crise d'interpolite aigüe (la fameuse grippe de Dubaï). Kevin et Pancho, voila encore une belle paire d'amis.

Je rassure mon confrère Jim Budd, qui s'inquiète pour lui: Pancho était quand même à la conférence. Ainsi qu'au lancement de Vinoble, dont il a repris la gestion. A good name is a man's best asset.

Mais soyons justes, Zraly connaît au moins un mot d'espagnol: Garnacha. C'est que Parker et lui ont organisé une dégustation de vins de ce cépage à Logroño. A cette occasion, Kevin aura même pu doubler son vocabulaire. Il a appris que la Rioja, à défaut de grenache, produisait pas mal de tempranillo.

Au fait, j'ai moi même l'intention d'organiser plusieurs grands événements dans le domaine du vin. The Great Wine Swindle, qui sera consacré aux grands poulsards argentins - j'attend juste l'accord de la mairie de Colmar. Et puis Wine Hoax, dont le thème sera le fut neuf de trois ans, et qui devrait avoir lieu au Parc des Expositions d'Ushuaia à l'automne. Je vous tiens au courant.

09:40 Écrit par Hervé Lalau dans Vins de tous pays | Lien permanent | Commentaires (2) | | | |

12 janvier 2010

Le French Paradox démontré en labo

C'est pas moi qui le dit, mais les scientifiques de l'INSERM: la consommation  modérée de vin rouge diminue le risque de maladies cardiovasculaires. Le fameux French paradox n'est donc pas qu'une élucubration de pochtrons prosélytes.

inserm.fr

 


Plus précisément, une équipe INSERM de l'Université d’Angers vient de mettre en évidence son mécanisme.

Concrètement, selon les chercheurs, les polyphénols, et notamment la delphinidine, ont un effet vasodilatateur. En produisant du monoxyde d’azote, ils augmentent le calibre des artères.
Les résultats des recherches de l'équipe d'Angers viennent d'être publiés dans la revue PlosOne.

On espère qu'ils bénéficieront d'un écho au moins aussi large de la part des Pouvoirs Publics français que la pseudo-méta-étude de l'Inca, qui n'hésitait pas à parler d'un risque de cancer au premier verre de vin...

Amis internautes, n'hésitez pas à répandre la bonne nouvelle autour de vous!

06:45 Écrit par Hervé Lalau dans Vins de tous pays | Lien permanent | Commentaires (0) | | | |