17 février 2010

Teneur en sucre: merci de donner l'info au consommateur

Pour Decanter, mon confrère David Furer rapporte  que les plus gros producteurs et importateurs de riesling sur le marché américain se sont mis ensemble pour apposer sur leurs vins une condre-étiquette indiquant le style de vin à l'attention du consommateur. A savoir: sec, demi-sec, demi-doux ou doux.

Belle initiative commune pour des concurrents, surtout quand on sait que le "club" regroupe aussi bien des Américains que des Allemands et des Canadiens.

Voila certainement une source d'inspiration pour leurs confrères alsaciens, dont les étiquettes de riesling ne permettent pas toujours d'y voir clair, sur ce chapitre. Sans oublier tous ces vins blancs dont le nom indique mal la teneur en sucre.

Je pense à Vouvray, qui oscille entre sec et doux. Ou même à Coteaux du Layon, qui oscille entre demi-doux et carrément liquoreux. Un problème d'étiquetage, ou un problème de définition du vin? Pour moi, le Coteaux du Layon est le type même du grand liquoreux, et je suis déçu si ce n'en est pas un. Alors, à qui profite l'opacité? Pas aux vrais défenseurs de l'appellation.

Il semble pourtant que certains vignerons sont réticents à communiquer. "Les décrets ne le prévoient pas", argumentent-ils parfois. "Et puis cela complique l'étiquetage". La contre-étiquette américaine montre pourtant qu'on peut résoudre le problème, à condition de s'y intéresser.

Car les Américains, eux, sont des gens simples, et ne se posent guère de question existentielle: "Les consommateurs qui manquent d'information n'achètent pas, alors autant donner l'information..."

 

 

 

08:32 Écrit par Hervé Lalau dans Vins de tous pays | Lien permanent | Commentaires (9) | | | |

16 février 2010

Goats do Roam

Dixit Michel Blanc, du Syndicat de Châteauneuf du Pape, à nos confrères de Vitisphère: "Il n’y a aucune cohérence à attaquer un producteur sud-africain qui produit du Goats du Roam quand on produit soi-même un vin qu’on baptise l’Enclave des Papes".

Michel s'exprimait  alors que le syndicat vient de ganger son appel contre l'es vignerons de l'Enclave des Papes à Valréas.

A propos, j'ai dégusté du Goats du Roam, à Stellenbosch, à la cave, en août dernier. J'ai même vu les chèvres. Et les T-shirts.  Le vin est bien, sans plus. C'est un assemblage rhodanien, en tout cas. Car il faut leur laisser ça, les Sud-Africains sont des gens méticuleux. Mais leur vin n'est pas du Châteauneuf. Ni du Pape, ni de l'Anti-Pape.

 

GoatsdoroamProtéger une AOC: il y a de quoi devenir chèvre! (Photo H. Lalau, chez Goats do Roam)

06:30 Écrit par Hervé Lalau dans Vins de tous pays | Lien permanent | Commentaires (0) | | | |