09 mars 2010

Le doux Carignan de Berlou

Mon confrère et ami des 5 du Vin, j'ai nommé Michel Smith, consacre un feuilleton insolite au Carignan. Voici un extrait de son dernier post, pour vous allécher.


Je connais un Carignan génial qui pour une fois n’est pas planté sur argilo-calcaire, le type de sol où il se complait d’habitude dans le Midi et où il est fréquent de le rencontrer. Ce Carignan-là, on le trouve sur les coteaux de schistes, à l’ombre du Massif du Caroux, au nord de Béziers et plus précisément dans un village cul-de-sac nommé Berlou, à moins de 10 km de Saint-Chinian, responsable du nom de l’appellation locale.

Ici, la garrigue est reine et c’est précisément dans ce maquis que la vigne tente de se frayer un chemin depuis plusieurs générations grâce au labeur des paysans. Parmi les aventuriers vignerons ayant posé leur sac dans ces coins reculés du Languedoc, Jean-Marie Imbert est une figure héroïque. Grand, pour ne pas dire immense, massif, la voix caverneuse et l’accent rocailleux teinté de provençal, le jeu de mots subtil et jovial à portée de langage, aussi allumé qu’illuminé, le bonhomme a débarqué de son Ventoux natal en 1996. Sa devise le résume bien : "Croqueur de plaisir plus que buveur de temps"...

Michel Smith

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13:51 Écrit par Hervé Lalau dans Vins de tous pays | Lien permanent | Commentaires (1) | | | |

08 mars 2010

La Journée de la Femme

Ca y est, c'est à nouveau la Journée de la Femme, et dans les gazettes, on se fait une joie de féminiser les thèmes. Même dans le vin. Regardez un peu sur le site de Terre de Vins, il n'y en a que pour elles, ce matin...

Il faut dire qu'avec tous les clubs de femmes du vin qui fleurissent à droite à gauche, et tout le marketing qu'on fait autour du goût féminin (même la GD s'y met), il y a de la matière, Coco!

Coco, c'est le nom familier que tous les rédac'chefs donnent à leur jeunes recrues. Peut-être une référence aux perroquets qui parlent sans réfléchir, allez savoir.

"Bon, Coco, tu me trouves trois portraits de gonzesses pour demain, c'est la Journée de la Femme. Et que ça saute, le 8 mars, ça n'est qu'une fois par an...".

Désolé, mais je n'adhère pas. Les femmes n'ont pas besoin de journée, ce doit être l'égalité tous les jours. Mêmes droits, mêmes responsabilités, mêmes devoirs.

Quant à leurs vins, il y a bien longtemps qu'ils égalent ceux des hommes, ou les dépassent. Ce n'est pas une question de culotte, c'est une question de compétence. Et jamais, au grand jamais, je ne m'intéresse au sexe du celle ou celui qui fait le vin!

Je dis bon vent aux femmes qui méritent une plus grande place dans tous les métiers, dont ceux du vin. Mais de grâce, qu'on arrête de les traiter comme une espèce à protéger! Et qu'elles arrêtent elles-mêmes de se créer des ghettos!

09:41 Écrit par Hervé Lalau dans Vins de tous pays | Lien permanent | Commentaires (3) | | | |