04 mars 2010

Credo vineux

Une bonne éducation catholique, ça laisse des traces. J'ai été enfant de coeur, j'ai porté les burettes, j'ai sonné la clochette - "Ceci est mon sang versé pour vous"... Etonnez vous après ça si je vous récite mon Credo...


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Ceci est mon sang...

 

Je crois en l’existence de grands vins. Au pluriel. En toute diversité. Transcendant les modes et les chapelles. A titre personnel, je les préfère respectueux des hommes et de la nature.  Même s’il est d’autres voies.

Je crois dans la perfection de certaines œuvres humaines. Je suis prêt à donner 20/20 à un vin qui me réjouit le corps et l’âme, à mettre de côté l’aigreur du critique qui, comme le garagiste, sait si bien démonter mais n'a jamais rien créé. Quand c’est bon, c’est bon!

Car je crois aussi en l’intérêt d’une bonne presse vineuse. Mais pas univoque. Pas omnipotente. Consciente de ses limites. Informative, vulgarisatrice, formatrice mais ni formatée, ni formateuse. Le vrai journaliste vineux n’est pas un dieu. Sa compétence est avérée, mais il sait aussi qu’elle doit sans cesse s’aiguiser à la dégustation et au contact du vignoble. Sa foi l’emporte parfois au delà du raisonnable, mais c’est de la bonne foi.

Je crois surtout dans les valeurs de partage et d’échange portées par le vin. En parler, c’est presque aussi bien que d’en boire. C’est le respecter pour ce qu’il est: un élément de notre culture.

Amen

 

08:15 Écrit par Hervé Lalau dans Vins de tous pays | Lien permanent | Commentaires (0) | | | |

02 mars 2010

Dans les vignes du Seigneur

Certaines brebis - et même leurs pasteurs - aiment à flâner dans les vignes du Seigneur.
Prenez Margot Kaessmann. Elle est évêque luthérienne à Hanovre. Progressiste, divorcée et volontiers donneuse de leçons, c'est une figure du protestantisme en Allemagne.
Plus intéressant pour ces Chroniques, Mme l'Evêque ne dédaigne pas la dive bouteille, apparemment, puisqu'elle vient d'être contrôlée au volant par la police locale avec dans le sang (du Christ) 3 fois la dose d'alcool autorisée.
Depuis, elle se confond en excuses. Quelle faute! Je parle des excuses bien sûr. Communier sous les deux espèces, c'est courant dans les églises réformées...

Toujours est-il qu'elle a démissionné de ses fonctions, ce qui me paraît quelque peu disproportionné. D'autant que, comme dit mon ami Jim, ce n'est pas comme si elle avait fraudé. Tiens, l'Eglise hanovrienne achète-t-elle du pinot noir pour son vin de messe?

04:15 Écrit par Hervé Lalau dans Vins de tous pays | Lien permanent | Commentaires (1) | | | |