13 mars 2010

Tagdevin

Qui, devant une étiquette de vin inconnue, ne s'est pas posé ce genre de questions: "Comment le déguster? Qui est le vigneron et comment travaille-t-il ? Où se situe son vignoble et quelle est son histoire ?  Qu'en pensent les autres consommateurs"...

Et si la technologie venait à notre secours? C'est la promesse de Tagdevin, une société nantaise qui propose des contre-étiquettes lisibles par les téléphones intelligents (alias smartphones).

TagdevinDemo

Qu'est-ce qu'on boit ce soir? Demandez à votre téléphone...

 

Une fois lue, l'étiquette est intarissable: elle peut même demander à votre téléphone de vous afficher une video.

Je n'ai pas de téléphone intelligent, alors je n'ai pas testé personnellement, mais je ne demande qu'à être séduit. Je n'ai pas d'action dans la boîte, et je ne suis pas payé pour vous le dire, mais technologie de pointe ou pas, il me semble que tout ce qui peut participer à l'information du consommateur, notamment sur le lieu de vente, est une bonne chose. Ca ne remplacera jamais un bon caviste, mais j'aurais scrupule à ostraciser les clients des grandes surfaces...

Je ne connais pas le prix de l'étiquette, mais bravo aux concepteurs!

Plus d'info: http://www.tagdevin.com/


06:45 Écrit par Hervé Lalau dans Vins de tous pays | Lien permanent | Commentaires (5) | | | |

09 mars 2010

Le doux Carignan de Berlou

Mon confrère et ami des 5 du Vin, j'ai nommé Michel Smith, consacre un feuilleton insolite au Carignan. Voici un extrait de son dernier post, pour vous allécher.


Je connais un Carignan génial qui pour une fois n’est pas planté sur argilo-calcaire, le type de sol où il se complait d’habitude dans le Midi et où il est fréquent de le rencontrer. Ce Carignan-là, on le trouve sur les coteaux de schistes, à l’ombre du Massif du Caroux, au nord de Béziers et plus précisément dans un village cul-de-sac nommé Berlou, à moins de 10 km de Saint-Chinian, responsable du nom de l’appellation locale.

Ici, la garrigue est reine et c’est précisément dans ce maquis que la vigne tente de se frayer un chemin depuis plusieurs générations grâce au labeur des paysans. Parmi les aventuriers vignerons ayant posé leur sac dans ces coins reculés du Languedoc, Jean-Marie Imbert est une figure héroïque. Grand, pour ne pas dire immense, massif, la voix caverneuse et l’accent rocailleux teinté de provençal, le jeu de mots subtil et jovial à portée de langage, aussi allumé qu’illuminé, le bonhomme a débarqué de son Ventoux natal en 1996. Sa devise le résume bien : "Croqueur de plaisir plus que buveur de temps"...

Michel Smith

La suite ici et ici

13:51 Écrit par Hervé Lalau dans Vins de tous pays | Lien permanent | Commentaires (1) | | | |