09 novembre 2010

Marsyas, c’est pas du pipeau

Marsyas, c’est le fils d’Olympe. Un aimable satyre, joueur de flûte à ses heures. Mais c’est aussi l’ancien nom de la Bekaa. Et aujourd’hui, c’est le nom d’un château viticole de la famille Saadé, le pendant libanais du syrien Bargylus. Il faut dire que Johnny Saadé détient la double nationalité syrienne et libanaise. Sandro et Karim Saadé, ses deux fils, qui gèrent les deux domaines, évoquent la genèse du projet et leurs ambitions.

 

marsyas-logo.jpgMarsyas, sa flûte, ses pampres...


Une longue gestation


Si la passion du vin est dans leurs gènes, les Saadé ont pris leur temps, près de 5 ans de prospection: «Pour Marsyas, nous avons visité différents terroirs au Liban; nous voulions le meilleur. Nous l’avons trouvé au sud de la Bekaa». C’est un terroir particulier, encadré par deux chaînes de montagne; la plaine elle même se situe déjà en altitude (900m environ), avec de longs étés mais des hivers bien arrosés, et des sols à dominante calcaires. «Nous avions une préférence pour un domaine où tout serait à faire. Nous pouvions ainsi garantir une qualité optimale à n’importe quel stade, un vin différent, un vin de terroir issu d’une production qualifiée de «boutique».


La règle de trois


Et pour faire bonne mesure, les Saadé ont choisi comme consultant une pointure dans son domaine: Stéphane Derenoncourt : "Nous avons rencontré Stéphane grâce à une connaissance commune. La vallée de la Bekaa lui est familière et Stéphane a également été intéressé par le projet syrien,  notre volonté de faire renaître les vignes sur le Mont Bargylus. De plus, outre des qualités humaines, nous partageons avec Stéphane la même philosophie du vin, le même attachement à la terre et l’importance du terroir dans le processus. Le vin c’est d’abord la terre!"
Que vient faire Derenoncourt au pays du Cèdre ? Pourquoi venir ici, alors qu’il refuse bon nombre de domaines ailleurs de part le monde, même à Bordeaux ?
Il l’a dit à nos confrères du Figaro : «J’obéis à une règle de trois. Un, l’endroit-t doit me plaire ; deux, le terroir, il faut qu’on puisse y faire du vin ; et trois, le client : le courant doit passer entre nous».


35 hectares au soleil


Les Saadé n’ont qu’à se féliciter de leurs choix : «Notre premier millésime, le 2007, a été bien accueilli par la critique, et nous sommes ravis de ce succès. »
Le domaine est de taille raisonnable: 35 ha. La production totale (blanc et rouge) ne devrait pas dépasser les 250.000 bouteilles En rouge, les Saadé ont choisi un assemblage de cépages bordelais et méridionaux: cabernet sauvignon, syrah, merlot et petit verdot. Avec comme résultante, un vin plutôt épicé, tannique, mais d’une étonnante fraîcheur pour sa situation si méridionale (l’effet de l’altitude, sans doute, mais aussi d’un bon choix quant à la période de récolte).


Marc Vanhellemont et Hervé Lalau

 

(article paru dans IVV 144)

00:00 Écrit par Hervé Lalau dans Vins de tous pays | Lien permanent | Commentaires (1) | | | |

08 novembre 2010

Souffrez que je vous parle encore de soufre...

Voici un très bon post de Lilian Bauchet (un tantinet provoc, comme on les aime), sur le thème du soufre.

C'est ici:

http://bachelards.blogspot.com/2010/11/ne-jetez-pas-la-pi...

Et maintenant, comme dit l'agent sulfite, circulez, y a rien à voir!

 

 

00:12 Écrit par Hervé Lalau dans Vins de tous pays | Tags : vin, vignoble, soufre | Lien permanent | Commentaires (1) | | | |