05 décembre 2010

Le "goût" américain et le goût tout court

Tiens, je vous parlais voici peu de mes réserves vis-à-vis des vins italiens boisés et issus de cépages internationaux, alias Supertoscans. Tout le monde ne pense pas comme moi: au classement des 100 meilleurs vins du monde de Wine Spoectator, le premier italien (qui se trouve être aussi le premier européen) est un supertoscan de Fontodi.

Bon, l'idée même d'un classement mondial des vins est une grosse bêtise.

Par ailleurs, tous les goûts sont dans la nature, le consommateur américain - ou ceux qui interprètent ses choix - a bien le droit d'aimer ce que je n'aime pas.

Attention tout de même, ce n'est pas la diversité des goûts qui est en jeu, c'est la diversité des productions. A force de recommander des faux Bordeaux bodybuildés issus des quatre coins de la planète, on suscite leur éclosion partout.

Je ne voudrais pas faire d'antiaméricanisme primaire.

D'une part, parce que généraliser sur plus de 200 millions de personnes, ce serait indécent.

D'autre part, parce qu'à ma grande honte, il me faut reconnaître que la connaissance du Français moyen en matière de vin n'est pas des plus impressionnantes. Entre ceux qui ne boivent pas, ceux qui ne boivent plus, ceux qui boivent des étiquettes, ceux qui boivent régional et ceux qui boivent du prix, il faut chercher pour trouver de vrais oenophiles.

Mais quand mon confrère et ami québécois Marc-André Gagnon me confie que certaines de ses connaissances ne jurent que par les classements de Parket ou du Wine Spectator, je me dis qu'il y a encore beaucoup de travail à faire pour éduquer les consommateurs. Pas tant pour leur faire adopter nos goûts - en quoi mon goût serait-il meilleur que celui des guides ou de n'importe quel gourou? - que pour leur donner confiance dans leur propre jugement.

 

00:00 Écrit par Hervé Lalau dans Etats-Unis, Vins de tous pays | Tags : vin, vignoble, boisé, international | Lien permanent | Commentaires (3) | | | |

04 décembre 2010

Fernandel dixit

J'ai reçu ce matin un joli powerpoint à la gloire des seins et des fesses, dont j'extraie immédiatement cette citation de Fernandel, ne serait-ce que pour rappeler que ces chroniques se veulent aussi spiritueuses (et spirituelles):

"Le pastis, c'est comme les seins. Un, ce n'est pas assez, trois, c'est trop".

pastis.jpgDeux pastis, ça va...

Vous remarquerez que je ne poste pas de photo de charme pour illustrer, bien que le thème s'y prête. Ce n'est pas tant que je tienne à garder mes lecteurs puritains, mais je ne voudrais surtout pas qu'on m'accuse de gonfler... l'audience.

 

Voila, c'était ma contribution à la Journée Mondiale de la Modération. Que je viens d'inventer...

11:13 Écrit par Hervé Lalau dans Pour rire, Vins de tous pays | Tags : pastis, fernandel, seins, chroniques vineuses | Lien permanent | Commentaires (0) | | | |