07 janvier 2011

2011 selon l'ami Boschman

Eric Boschman nous adresse ses voeux et ses envies pour 2011 - nous parlons de cuisine et de vin, bien sûr, car pour le reste, c'est carré blanc...

Ben oui, j’ai des envies moi pour l’année qui vient de naître, autant les partager avec vous hein, tant qu’à faire!

Le cadre : si les entrepreneurs pouvaient comprendre que le meilleur concept lorsque l’on ouvre un restaurant c’est que ce soit bon. Le reste on s’en tape un peu, oui, je l’avoue, quand c’est joli c’est nettement mieux, mais personne ne va à table pour manger les rideaux ou juste mater les fortes poitrines des étudiantes à piercing.

L’accueil : et si, en cette époque où le service tend à disparaître dans les très grands restaurants à la mode, puisque ce sont les cuisiniers qui viennent directement porter leurs assiettes à table, les quelques serveurs et héritiers de ce bon vieux Loufiat, se souvenaient qu’ils sont là parce qu’ils l’ont choisi ? Au lieu de recevoir les gens d’un coup de menton comme cela arrive trop souvent, ou de taper les assiettes sur les tables sans aucun don de soi, il y avait juste une petite lueur qui indique l’envie ? Allez, rêvons qu’en 2011 partout les serveurs auront le sourire.

Boschman.jpgLe maître fait le pitre, mais ne vous y fiez pas...

Les cartes: et si en 2011 on arrêtait de nous gonfler avec les termes genre "local", "original", "de saison"? Parce qu’au rythme où c’est parti, on va nous resservir le coup de la convivialité ou, pire encore, l’idée du «Produit» avec le chef en veste blanche qui va faire son marché à l’aube. Et puis, si on est cohérent avec cette idée locale, va falloir arrêter au moins le thé et le café. Vive le retour de la chicorée !

Les vins: en 11 les vins seront tarifés à un juste prix. Tranquille, peinard. Pas de coefficients délirants, plus de matraquage sur des vins qui s’achètent en moyenne entre 3 et 5 euros et se vendent entre 25 et 30 au minimum.

Est-ce cher? La restauration est un métier difficile, ce n’est pas en regardant quelques pauvres bougres faire les chiens savants devant quelques caméras et des jurés indigents que l’on devient cuisinier. Les gamins qui veulent devenir top chef doivent savoir qu’en cuisine, c’est comme chez les Messies, beaucoup d’appelés pour peu d’élus…

Faut-il y aller? Quelle bête question, un restaurant, même pas terrible, c’est quand même souvent mieux qu’un plat préparé sortant du micro-ondes!

Eric Boschman

Ndlr: Eric, juste un souhait de ma part: moins d'additifs, de conservateurs, de glutamates... J'ai des allergies.

00:05 Écrit par Hervé Lalau dans Belgique, Vins de tous pays | Lien permanent | Commentaires (3) | | | |

06 janvier 2011

Castel et le Savour Club

Castel Frères va-t-il racheter le Savour Club? A ce stade, il s'agit encore d'une rumeur. Mais l'opération s'inscrirait très bien dans la stratégie de dévelloppement vers l'aval de Castel, qui, de producteur, est devenu successivement négociant (et pas des moindres), et distributeur (Nicolas, puis Oddbins, revendu depuis).

Savour Club.jpg

Reste à savoir si cette stratégie, qui a montré ses limites outre-Manche (les consommateurs anglais ont boudé l'offre par trop "Castel" des magasins Oddbins nouvelle version) sera payante avec Savour Club.

Castel aura-t-il à nouveau la tentation de faire le ménage dans l'assortiment, quitte à s'y retrouver seul? Les achats seront-ils intégrés, comme le voudrait une logique strictement financière, mais pas forcément une logique commerciale?

Question subsidiaire: les marques concurrentes resteront-elles? Aucun débouché de ventes n'est à dédaigner, bien sûr, mais passer par un concurrent pour écouler sa marchandise, et lui laisser une marge au passage, voila qui est un peu délicat.

Mais peut-être vais-je trop loin? Les affaires sont les affaires. Attendons déjà que celle-ci soit conclue...

00:05 Écrit par Hervé Lalau dans France, Vins de tous pays | Tags : vin, distribution, castel, vignoble | Lien permanent | Commentaires (5) | | | |