14 janvier 2011

"Un grand vin naît dans le vignoble"

Bis repetita placet (de freins), quand c'est pour la bonne cause.

Vous rappelez vous du Professeur Spellum? Mais si, c'est cet américain qui est parti en guerre contre les mentions inutiles sur les étiquettes de vin, voici quelques années.

A commencer par la phrase maintes fois rabâchée: "Un grand vin naît dans le vignoble"

Il paraît que compte tenu du mode de vie du raisin, les mauvais vins naissent aussi dans le vignoble. Seuls les très très mauvais, eux, naissent au labo. 

Bref, cette phrase perdu beaucoup de sa force. Elle est aujourd'hui aussi diluée qu'un Sonoma mouillé à 40%.

Je vous propose une solution radicale. Et si on taxait les producteurs en fonction de l'intérêt de leurs contre-étiquettes? Plus elles seraient tartes, et plus la taxe serait élevée. D'abord, ce serait plus que correct écologiquement: pourquoi couper des arbres pour imprimer des choses inutiles?

Et puis, on reverserait l'argent aux bons producteurs qui ne vous dorent pas la pilule.

On plafonnerait quand même la taxe, car on ne veut la mort de personne; et puis, sinon, demain, Luc Charlier aurait de quoi racheter la Coopérative de Limoux.

Bon, en attendant, j'attends vos meilleurs exemples de contre-étiquettes particulièrement non-informatives...

00:01 Écrit par Hervé Lalau dans Etats-Unis, Vins de tous pays | Tags : vin, vignoble, étiquettes, sémantique | Lien permanent | Commentaires (6) | | | |

13 janvier 2011

Trop ou trop peu

Un blogueur que je ne connais pas, Alain, me traite de Lou Ravi de la profession. En l'occurrence, parce que je n'émets pas assez de réserves à son gré sur la méthodologie du GJE (voir le billet précédent).

J'admet la critique, et même, je la revendique, jusqu'à un certain point, car j'aime à penser que j'ai gardé mon âme d'enfant.

Par contre, cette critique s'accorde mal avec d'autres, qui me reprochent mon esprit caustique, mon goût pour le persiflage. Rappelez-vous ici même les polémiques sur le Rosé de Provence, sur la critique vineuse, sur les AOC, sur les blogs de vin, sur le vin bio, sur la fraude au pinot noir dans l'Aude, sur les OGM... tous ces sujets où là, semble-t-il, j'ai  "investigué", ou même, j'en ai fait trop.

Pour ceux-là, je verrais toujours la bouteille à moitié vide (ou à moitié bouchonnée). J'aurais notamment perdu la faculté de m'éverveiller face aux grands terroirs français et leurs vignerons si méritants, grands ou petits.

Alors, s'il vous plaît, choisissez!

09:45 Écrit par Hervé Lalau dans Vins de tous pays | Tags : critique vineuse, vin, vignoble | Lien permanent | Commentaires (5) | | | |