12 janvier 2011

Small grapes are beautiful...

Et puisqu'on en est aux belles phrases, en voici une autre, de Michel Chapoutier, qui réjouira pas mal de méridionaux (enfin, ceux qui n'ont pas été contraints de succomber à la syrah pour conserver leur AOC, ou au merlot pour conserver leurs clients étrangers).

Je cite: "Le côtes-du-rhône, grâce à son cépage grenache, a du potentiel à long terme. Le grenache est le cépage de l'avenir."

Dieu vous entende, M. Chapoutier. Et qu'il entende aussi les prières des adeptes du romorantin, du poulsard, du savagnin, de l'altesse, du blaufränkisch, de la malvoisie de Candie, de l'antao vaz, du pinotage, du sipon, de la mencia, de l'amigne, du chatus, du zibibbo, du primitivo, de la vernacchia... et j'en oublie énormément.

Bref, de tout ce qui fait la diversité du monde du vin sur cette petite planète. Et il n'y a évidemment pas que les cépages qu'il faut protéger dans ce contexte d'uniformisation globale...

 

 

17:07 Écrit par Hervé Lalau dans Vins de tous pays | Tags : cépages, mencia, poulsard, grenache | Lien permanent | Commentaires (2) | | | |

11 janvier 2011

Les yeux (bridés) de Chimène pour les vins de Bordeaux

Enfoncés, les marchés allemands, belges et britanniques, principaux débouchés traditionnels du Bordeaux: le premier marché à l'exportation de vins de la Gironde, l'an dernier, ce fut la Chine.

De novembre 2009 à fin octobre 2010, rapporte notre confrère César Compadré, de Sud-Ouest, l'Empire du Milieu a importé 251.000 hectolitres de Bordeaux, pour une somme totale de 333 millions d'euros.

La demande chinoise de vin a explosé, ces dernières années, avec l'élargisssement de la base des consommateurs (et il y a encore de la marge de progression!). Des consommateurs peu connaisseurs qui privilégient les grands noms et les vignobles de réputation ancienne. Un danger point cependant à cet horizon chinois: celui de la contrefaçon, d'autant plus tentante que peu de buveurs sont encore capables de faire la différence dans le verre.

Même s'ils ne le diront jamais ouvertement, ce succès pourrait inciter les Bordelais à réaffecter plus de moyens de promotion vers l'Asie, plutôt que de lutter pour conserver à toute force des parts de marché déclinantes dans des pays plus difficiles comme en Europe, dont les nouveaux consommateurs, eux, découvrent les charmes de provenances alternatives.

A noter que le premier marché du Bordeaux reste cependant la France, qui absorbe deux tiers des ventes (surtout en grande distribution).

 

 

00:02 Écrit par Hervé Lalau dans Bordeaux, Vins de tous pays | Tags : vin, vignoble, chine, exportattion, bordeaux, contrefaçon | Lien permanent | Commentaires (4) | | | |