09 février 2011

International, Vinexpo?

International, Vinexpo? Ce n'est pas l'image qu'en ont certains pays du Nouveau Monde, qui préfèrent Pro Wein ou la London Wine Fair pour établir une tête de pont dans la vieille Europe.

C'est qu'au contraire des marchés allemands et britanniques, la France reste un pays protectionniste, en matière de vins. A tort ou à raison, les Australiens, les Californiens, les Sud Africains et consorts ont donc parfois l'impression que les visiteurs ne viennent pas pour eux. L'impression de jouer les faire-valoir. Ou pire, de venir se jeter dans la gueule du loup bordelais. Et quelques mésaventures récentes ou moins récentes (climatisation déficiente, dédouanement très délicat, fonctionnaires très zélés...) les ont confirmés dans leurs réticences.

Pas sûr que le nouveau conseil de surveillance de Vinexpo, désigné en décembre, les rassure: à l'exception d'un représentant de Miguel Torres (dont le prénom sera sans doute dévoilé quand Miguel Torres aura désigné son successeur), et de Constance Savage (Kobrand, le propriétaire américain de Louis Jadot), il s'agit tous de Français.

A savoir: Alexandra Marnier-Lapostolle (Marnier-Lapostolle), Pierre Lurton (Château Cheval Blanc et Château d’Yquem), Jérôme Philipon (Champagne Bollinger), Xavier de Eizaguirre (Président du Conseil), Cécile Bassot (ex-SIAL, aujourd'hui Sopexa), Pierre Castel (Castel Frères), Jean-Marie Chadronnier (CVBG), Christian Delpeuch (Groupe Taillan), Pierre-Henry Gagey (Maison Louis Jadot), Dominique Hériard-Dubreuil (Rémy Cointreau), Louis-Fabrice Latour (Maison Louis Latour) et Denis Mollat (CCIB).

Deux étrangers sur 14... vous avez dit "international"?

07 février 2011

La mauvaise dimension

Notre univers n'est pas le seul possible. Confusément, j'en ai l'intuition. Appellez ça comme vous voulez: une dimension supérieure, ou simplement parallèle.

Certains vivent déjà dans cette autre dimension. Jean-Claude Vandamme, par exemple. Ou James Suckling. Et puis, c'est là la seule explication possible pour certains phénomènes qui, à certains, peuvent sembler secondaires, mais qui  bousculent nos certitudes de professionnels du vin.

Prenons les tannins. Quand, dans une dégustation de primeurs,  on se trouve en face d'un vin dont la matière n'est pas parvenue à absorber le bois, on se demande toujours ce qui va en advenir. Si vous écoutez l'oenologue ou le propriétaire, le plus souvent: "ça va se fondre". Mais bien souvent, quand vous regoûtez le vin 5 ans plus tard, ce n'est toujours pas fondu. Et dix ans plus tard, non plus. Tiens, on devrait peut-être faire des dégustations primeurs de vins de 10 ans. Mais je m'égare encore dans les replis du temps.

Et si c'était tout simplement une erreur de point de vue? Si, quelque part, existait une autre dimension où les tannins se seraient effectivement fondus? Nous serions juste dans la mauvaise dimension.

Prenez le terroir, aussi. On nous dit qu'il est là, dans le sol et même dans le cahier des charges de l'AOC; et pourtant, on ne le sent pas dans le verre. Ce verre-ci, je veux dire. Mais quid de tous les autres verres dans les autres multi-univers?

La théorie des multi-univers expliquerait aussi l'affaire du Wine Spectator qui a primé la carte d'un restaurant milanais qui n'existe pas. C'est qu'il existe ailleurs, ou qu'il va exister. Idem pour l'histoire du guide des vins de Jamie Oliver, qui décrivait des vins pas encore produits. C'est juste un problème de décalage.

Tout ça est très bien expliqué par la physique quantique. Quand Marie Quant a raccourci les jupes, (ce qui n'est pas pour nous déplaire), elle aussi considérablement élargi notre notion de l'univers visible et invisible. Et je ne parle pas des trous noirs.

 

01:15 Écrit par Hervé Lalau dans Pour rire, Vins de tous pays | Lien permanent | Commentaires (6) | | | |