23 septembre 2014

Bodegas Torres accusé de fraudes par son ancien distributeur bolivien

Une bien curieuse affaire. La maison Miguel Torres est accusée de fraude fiscale et commerciale par son ancien distributeur bolivien, San Jorge.

Déclarant se baser sur des analyses confiées à un laboratoire de la Rioja, San Jorge prétend que les Brandies Torres 5 et Torres 10, mais aussi Viña Sol, Viña Sol, Mas La Plana, Milmanda et Santa Digna Sauvignon Blanc ont été falsifiés, soit en termes de cépages, soit en termes d'origine ou de compte d'âge.

Cependant, le laboratoire en question, Excell Ibérica, a formellement démenti cette information.

Les prémices de la dispute remontent à 2012, avec le blocage à la douane chilienne d'une cargaison de produits de Torres, notamment des huiles d'olive, dont San Jorge prétend que la date limite de consommation avait été dépassée - notons que les modes d'étiquetage diffèrent entre l'Europe et l'Amérique latine, à ce sujet, entre les formules "à consommer de préférence avant..." et "date limite de consommation".

Pour faire bonne mesure, San Jorge accuse également Torres d'évasion fiscale via une participation mexicaine, Negrita, au travers de sur-facturations supposées, ainsi que de détournement de fonds européens.  

D'après San Jorge, un juge de Barcelone aurait ouvert une instruction à ce sujet à la fin août.

Torres dit attendre la notification officielle de ces accusations; se référant à l'une d'elles, le groupe catalan fait tout de même remarquer qu'aucune analyse de laboratoire ne pourrait établir avec précision le temps de vieillissement d'un brandy.

Torres indique également avoir cessé ses relations commerciales avec San Jorge en septembre 2013, le groupe bolivien lui étant toujours redevable, toujours d'après Torres, de quelque 600.000 euros d'impayés.

11:00 Écrit par Hervé Lalau dans Chine, Espagne, Mexique, Vins de tous pays | Lien permanent | Commentaires (0) | | | |

21 septembre 2014

Eric, Andy, si vous me lisez...

Comme je reviens de Limoux, je suis allé faire un petit store check du rayon bulles dans la GD belge, pour me rendre compte de la place de cette vénérable appellation (et de sa petite soeur le Crémant de Limoux). Et là, j'hallucine, chez Carrefour Market, les deux sont aux abonnés absents.

Plus globalement, la portion dévolue aux vins mousseux français - Champagne, Crémants ou autres - est de plus en plus congrue.intro_ferriol104112.jpg

N°1 en facings au rayon bulles chez Carrefour

Que reste-t-il, outre les Champagnes, qui concourent dans une autre catégorie de prix?

Deux Crémants d'Alsace, un Crémant de Bordeaux, un Saumur, un Crémant de Loire, un Crémant de Bourgogne, une Clairette de Die, un Pétillant. Je n'ai vu ni Crémant de Limoux, ni Crémant du Jura (ils sont pourtant si bons!). 

A noter que ces bulles françaises ne bénéficient pas d'une grande exposition (deux à quatre facings au maximum), pendant que certains Cavas et Proseccos, eux, en ont jusqu'à 7. 

Et oui, ce sont ces deux produits qui taillent des croupières aux mousseux Made in France. Et dire qu'il y a encore dix ans, l'Hexagone régnait en maître sur cette catégorie!

Le plus étonnant, sans doute, c'est de constater qu'un mousseux australien de Yellow Tail a autant de visibilité en Belgique qu'une bonne vieille marque comme Ackerman.

J'ai quand même un peu de mal à comprendre la logique d'implantation - on ne peut même pas dire sur ce sont les grandes marques qui sont avantagées: le record du plus grand nombre de facings est détenu par Ferriol (Covides), un Cava dont vous n'avez sans doute jamais entendu parler. 

Tiens, j'ai vu que mes copain Eric Boschman et Andy de Brouwer ont été choisis par Carrefour pour incarner sa foire aux vins 2014. "Hypersommeliers", qu'ils sont, à présent.

Eric, Andy, si vous lisez, pouvez-vous leur demander comment ça marche, l'implantation du rayon hyper-bulles?

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