17 mai 2011

DSK : une question de survie

A son corps défendant,  DSK fait la une de l’actualité. Son étoile pâlit. Certains commentateurs vont jusqu’à écrire qu’il lutte pour sa survie politique.

Dans le domaine du vin aussi, DSK est en sursis.

-D pour Durif (un cépage du Dauphiné virtuellement disparu de France, mais qui existe encore en Californie sous le nom de Petite Syrah). A se demander si la France a la mémoire de son histoire viticole.

-S pour Sauvignon Gris (ou Fié gris), un cépage encore présent ça et là en Loire, à Saint Bris et à Bordeaux (mais pas toujours bien séparé du Sauvignon Blanc alors qu’il confère aux vins un corps et un gras très particuliers).

-Et K pour Klevener (ou Savagnin Rose), qui subsiste seulement dans le coquet village alsacien de Heiligenstein.


Ces beaux cépages presqu’oubliés (et il y en a tant d'autres) ne font pas le poids face au rouleau-compresseur des plants internationaux pris en otages par les gros faiseurs de la vigne. Et pourtant, ils sont les garants de la diversité du vin. Ils ne survivront que si la demande existe. Que si les consommateurs acceptent de « prendre le risque » de l’authenticité, de la différence.

Pensez-y quand vous aurez à élire votre prochaine bouteille.
Pensez-y quand vous entendrez à nouveau parler de DSK.

00:05 Écrit par Hervé Lalau dans France, Vins de tous pays | Tags : dsk, vin, vignoble, diversité | Lien permanent | Commentaires (1) | | | |

16 mai 2011

Du vin bio, "nature"... et industriel

J'aimerais citer quelques lignes d'un papier de mon collègue Jérôme Van der Putt, amoureux des vins bio et nature, à paraître dans le prochain IVV:

"Pour la 2ème année consécutive, la foire FIVE (Feria International del Vino Ecológico) s’est tenue en avril à Pamplona, jolie capitale de la Navarre où il ne fait pas bon se balader quand on lâche les taureaux, début juillet, lors de la San Fermín.
J'y ai fait quelques belles découvertes, mais après avoir quand même trié au milieu de vins bio de tous acabits, parfois issus de processus totalement industriels et destinés aux grandes surfaces; tel ce vin zéro sulfites, vendangé à la machine sur un domaine de 250 hectares, levuré et filtré tellement stérile qu’il ne reste plus qu’un jus de bonbon aseptisé à l’arrivée. Pas ma tasse de thé !"

Je me demande depuis longtemps si l'industrialisation ne guette pas le bio, et même le vin nature. Faudra-t-il que les puristes lancent de nouveaux labels, de nouvelles certifications, pour éviter la récupération, la normalisation, la mystification?

Amis du vin sincère, Olif, Isabelle, Iris, Lilian..., à l'aide!

10:07 Écrit par Hervé Lalau dans Espagne, Vins de tous pays | Tags : vin bio, vin nature, vin naturel, industrie, récupération | Lien permanent | Commentaires (23) | | | |