16 mai 2011

Du vin bio, "nature"... et industriel

J'aimerais citer quelques lignes d'un papier de mon collègue Jérôme Van der Putt, amoureux des vins bio et nature, à paraître dans le prochain IVV:

"Pour la 2ème année consécutive, la foire FIVE (Feria International del Vino Ecológico) s’est tenue en avril à Pamplona, jolie capitale de la Navarre où il ne fait pas bon se balader quand on lâche les taureaux, début juillet, lors de la San Fermín.
J'y ai fait quelques belles découvertes, mais après avoir quand même trié au milieu de vins bio de tous acabits, parfois issus de processus totalement industriels et destinés aux grandes surfaces; tel ce vin zéro sulfites, vendangé à la machine sur un domaine de 250 hectares, levuré et filtré tellement stérile qu’il ne reste plus qu’un jus de bonbon aseptisé à l’arrivée. Pas ma tasse de thé !"

Je me demande depuis longtemps si l'industrialisation ne guette pas le bio, et même le vin nature. Faudra-t-il que les puristes lancent de nouveaux labels, de nouvelles certifications, pour éviter la récupération, la normalisation, la mystification?

Amis du vin sincère, Olif, Isabelle, Iris, Lilian..., à l'aide!

10:07 Écrit par Hervé Lalau dans Espagne, Vins de tous pays | Tags : vin bio, vin nature, vin naturel, industrie, récupération | Lien permanent | Commentaires (23) | | | |

La Romanée Conti "battue" par des pinots d'Autriche et de Nouvelle-Zélande

Lors d'une compétition organisée à Singapour, le 8 avril dernier, par l'importateur Hermitage Wines, des vins de la Romanée Conti ont été mis aux prises avec plusieurs pinots noir venus des 4 coins de la planète vineuse, au cours de trois jours de dégustations à l'aveugle. Le jury était composé d'aficionados du monde entier (les tables étant composées de 8 consommateurs et d'un professionnel).

La compétition a vu la victoire d'un pinot autrichien du domaine Markowitsch (Carnuntum). Le second est le Néozélandais Felton Road Bloc 3. La Romanée Conti (représentée par La Tâche 2007, notamment), arrive en 3ème position.

On pourra regretter, bien sûr, qu'une Tâche aussi jeune ait été servie. On pourra contester la compétence des jurés. On pourra dire ce que l'on veut. Mais pour l'histoire, il n'y a que le verdict qui compte (rappelez vous le Jugement de Paris); et à Singapour, la Bourgogne a donc perdu sa couronne du pinot noir...

On se rassurera en se disant que le gagnant est certainement plus abordable que les grands crus de Bourgogne. Voila qui pourrait me permettre de juger par moi-même de sa qualité, ce que les tarifs de la Romanée ne m'ont jamais permis de faire.

Et c'est un Bourguignophile qui parle...

00:05 Écrit par Hervé Lalau dans Autriche, Bourgogne, Vins de tous pays | Tags : bourgogne, vin, vignoble, autriche, compétition | Lien permanent | Commentaires (6) | | | |