04 juin 2011

"Decanter Power list" ou on a les héros qu'on mérite

A ses lecteurs internautes, Decanter propose régulièrement de donner leur avis sur un point d'actualité, via un sondage.

Le dernier en date consistait en un questionnaire à choix multiple: on demandait au lecteurs de choisir une personnalité parmi les cinquante de la "50 Power list" - la liste des 50 personnes les plus influentes du secteur vin. 

Plusieurs choses m'ont intrigué dans cette liste.

D'abord, le fait que certains noms me sonti totalement inconnus. Qui sont donc Mel Dick (joli patronyme, mais seulement 6 votes, 1% du total des réponses), Robert Sands (0 vote, 0%), Wu Fei (7 vote, 1%), Nobutada Saji (0 vote, 0%), John Kapon (15 votes, 2%) et Eduardo Guilisasti (5 vote, 1%)?

Je me suis aussi surpris à comparer certains scores: 7 votes pour Stéphane Derenoncourt, 7 votes également pour Piero Antinori. C'est plus flatteur pour le premier que pour le second. Je n'ai guère été étonné devant celui de Robert Parker (148 votes, 22%) ni celui de Jancis Robinson MW OBE (79 votes, 11%); j'ai aussi bien rigolé devant les 51 votes obenus par "The Amateur Wine Blogger". "Ici Londres, les internautes votent pour les internautes".

A part ça, j'ai noté quelques absents dans la liste: moi, d'abord (je souffre à l'évidence d'un manque d'image outre-Manche). Mais aussi pas mal de critiques faisant généralement autorité dans notre secteur. Je ne les citerai pas pour ne pas leur faire de peine, mais je note que les organisateurs du sondage leur ont préféré des "tycoons" comme Pierre Castel ou le nouveau DG de Pernod Ricard, ou des acheteurs de la grande distribution britannique.

Et moi, pour qui aurais-je voté? Joker.

00:05 Écrit par Hervé Lalau dans Belgique, France, Grande-Bretagne, Vins de tous pays | Tags : decanter, vin, vignoble, powerlist | Lien permanent | Commentaires (2) | | | |

01 juin 2011

En attendant tranquillement la mort...

Au journal suisse Le Matin, Pierre Arditi (le héros de la série Le Sang de La Vigne) déclare : "Le Valais, c’est le pays où tu peux t’asseoir sur une pierre, regarder la montagne et attendre tranquillement la mort…"

Notez que c'est le genre de phrase qu'on peut adapter au média.

Si Sud-Ouest l'interwiewe un jour, Pierre Arditi parlera peut-être des pierres de Saint Emilion.

A la Charente Libre, de celles de Cognac.

A l'Union de Reims, de celles de l'avenue de Champagne.

A l'Indépendant du Roussillon, de celles des murettes de Banyuls.

En ce qui me concerne, je n'ai encore choisi ni la pierre, Pierre, ni le moment. Il me reste trop de vins à boire!

15:54 Écrit par Hervé Lalau dans Bordeaux, Suisse, Vins de tous pays | Tags : pierre arditi, vin, vignoble | Lien permanent | Commentaires (0) | | | |