03 août 2011

Eloge du tannat

Olivier Bourdet-Pees (Plaimont Producteurs) était un des intervenants du colloque "Tannat/Madiran-Uruguay", qui s'est tenu lors de Vinexpo 2011. Fort à propos, à mon sens, il a rappelé l'importance de préserver des cépages moins diffusés, comme le tannat, alors qu’aujourd’hui, en France, 20 cépages représentent 86% du vignoble.

"Nous devons les défendre pour faire valoir notre typicité de production. Parler du tannat aujourd’hui, c’est aussi contribuer à la diversité des vins, des goûts et des émotions."

tannat,uruguay,vin,vignoble,madiranGrappe de tannat (photo Pancrat, conservatoire du vignoble charentais)

Pour Bourdet-Pees, paradoxalement, qu’il soit aussi présent en Uruguay permet de porter de message sur le continent américain où prédominent les grands cépages internationaux. Il observe aussi que le tannat est l’ambassadeur des vertus d’une consommation modérée de vin car il présente une grande richesse en polyphénols totaux.

PS. N'oublions pas les quelques AOC et IGP françaises qui proposent également du tannat à leur "assortiment", comme Irouléguy, Côtes du Brulhois, Saint Mont, Saint Sardos, Tursan ou même Cahors...

Plus d'info: Victorine Crispel, l'Agence Vini Fera, v.crispel@lagencevinifera.fr

00:05 Écrit par Hervé Lalau dans Charentes, France, Sud-Ouest, Vins de tous pays | Tags : tannat, uruguay, vin, vignoble, madiran | Lien permanent | Commentaires (3) | | | |

01 août 2011

En Anglais, c'est plus joli

"Touching Lives, Improving Lives", "Just do it", "Ideas for life", "Open Happiness", tous ces beaux slogans sont ceux de grands groupes. Ils ont été trouvés par de grandes agences de marketing  qui sont généralement très fières d'avoir pu mettre une image verbale, même la plus bateau, sur une marque. Enfin, au moins en anglais.

Parce que la perception ses clients non-anglophones, elle, est très aléatoire. Ainsi, une grande partie des Allemands interrogés à propos du slogan de Jaguar «Life by Gorgeous» l'ont traduit par "Vivre en Georgie" (Leben in Georgia).
Et c'est bien pire en Espagne, en Italie ou en France, là où la langue de Shakespeare (ou serait-ce plutôt celle de Walt Disney) est loin d'être comprise par tous.

Sans compter que des consommateurs européens se demandent à juste titre pourquoi ils n'ont pas droit à une version dans leur langue. Ils paient pourtant le même prix que les autres - parfois même plus cher, quand on leur vend au prix de l'euro ce qu'on paie en dollars outre-Atlantique. Je pense aux ordis d'Apple, par exemple. Leur slo gan "Think different" s'applique-t-il spécifiquement aux écarts de prix entre les deux rives de l'Atlantique?

Pour en revenir au vin, qui est tout de même le point focal de ce blog (pardon, de ce blogue), la traduction ne peut pas toujours être littérale. Il faut tenir compte du point de vue.

Ainsi, aux Etats-Unis, "French Bastard" semble une marque tout à fait acceptable. Mais imagine-t-on Gallo lancer en France la marque "Salaud d'Américain"?

 


 


00:39 Écrit par Hervé Lalau dans Etats-Unis, France, Grande-Bretagne, Vins de tous pays | Tags : langue, vin | Lien permanent | Commentaires (0) | | | |