28 novembre 2011

Les Roquets (suite) - Jim's got the biggest

Au cours du dernier voyage des Cinq Roquets - je veux dire, des Cinqs du Vin, mon confrère Jim Budd, devant les vignerons du groupe des Artisans du Champagne, a fait étalage... mais étalage de quoi, au fait, Jim?

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Jim"s got the biggest

00:49 Écrit par Hervé Lalau dans Pour rire, Vins de tous pays | Tags : les 5 du vin, critique, vin, vignoble | Lien permanent | Commentaires (2) | | | |

27 novembre 2011

Les "Roquets" du Vin

Sur le Blog du Grand Jury Européen, un anonyme répondant au joli pseudo de "Club des 5" présente ainsi le billet de Michel Smith, paru jeudi sur le blog des 5 du Vin: "Les petits roquets de la blogosphère se rebellent, quelle bande d'aigris..."

D'abord, je me permets de faire remarquer que le billet de Michel n'engage pas les 5 du Vin dans leur ensemble. Un blog coopératif, c'est la somme de plusieurs individualités, dans le respect de chaque opinion. On est aussi loin de l'unanimité des congrès staliniens que du consensus politiquement correct qui sied à la journalistique commerciale d'aujourd'hui.

Quoi qu'il en soit, à titre personnel, je trouve au texte de Michel à la fois beaucoup de fraîcheur et de pertinence. A toutes fins utiles, je vous redonne le lien, c'est ICI.

vin,vignoble,critique vineuse

A vous de reconnaître chacun de ces roquets!

On peut discuter de la manière de poser le problème, des noms qu'on donne en exemple, le problème reste entier: le mélange des genres, dont parle Michel, est une des plaies de ce métier. Même Monsieur "Le Club des Cinq" en conviendra sans doute: quand il achète son vin sur la base du commentaire d'un critique, il est en droit de se dire que le commentaire a été écrit de bonne foi, et qu'aucune influence commerciale directe ou indirecte n'est venue le polluer.

Et en ce qui me concerne, je réfute toute accusation d'aigreur.

Je vis très bien mon métier, je le pratique à ma manière, je n'édite pas de guide, je n'organise pas de salon, je ne suis pas concurrent avec MM. Bettane & Desseauve, je ne les envie pas, je ne jalouse pas leur succès, je ne vise pas à le leur enlever, ni à les remplacer; j'espère seulement pouvoir continuer à vivre ma différence. Je n'ai donc aucune raison d'être aigri.

Par contre, j'ai parfois peur que les réseaux d'influence ou de connivence, la concentration des médias, les nouvelles technologies appliquées au commercial et au marketing ne déshumanisent le journalisme vineux et lui fassent perdre toute indépendance, en éliminant d'un côté les critiques les moins dociles, et de l'autre les producteurs les moins formatés.

Je ne conteste à personne le droit de vivre ni de prospérer. Je demande seulement qu'on appelle un chat, un chat.

Je suis journaliste. Je vis donc de ma plume.

Et puis à tout prendre, mieux vaut être un roquet qu'un vendu, qu'un cireur de pompes ou qu'un porteur de malettes. Ou qu'un pseudo?

 

 

 

 



22:26 Écrit par Hervé Lalau dans Vins de tous pays | Tags : vin, vignoble, critique vineuse | Lien permanent | Commentaires (10) | | | |