18 février 2012

Conférence à Vinisud: s'adapter aux goûts des consommateurs

Le 20 février prochain, à 14h30 sur le Salon Vinisud, Vitisphere propose une table ronde sous le titre "Comment le monde du vin s'adapte-t-il à la diversité des goûts et aux différents comportements des consommateurs ? L'exemple de la Région Languedoc-Roussillon et de la marque "Sud de France"."

La conférence, animée par ma consoeur Anne Serres (Vitisphere), réunira Gérard Bertrand, Patrick Ducournau (œnologue conseil et spécialiste en analyse sensorielle), Gérard Basset, Dominique Laporte, Andrew Bell (Président de l'association des sommeliers américains), Lu Yang (Meilleur sommelier de Chine) et mon confrère britannique Andrew Jefford.

Je n'y serai pas, retenu par d'autres obligations, mais si j'avais pu m'y rendre, j'aurais posé une seule question: en ce qui concerne les vins d'appellation, avec leur fameux lien au terroir, faut-il vraiment s'adapter au goût des marchés, ou plutôt expliquer?

00:05 Écrit par Hervé Lalau dans Europe, France, Vins de tous pays | Lien permanent | Commentaires (3) | | | |

16 février 2012

"La qualité, c'est ce qui plaît"

Je rebondis sur unes des récentes déclarations d'Enzo Rivella, dont je vous entretenais hier.

"La qualité, c'est ce qui plaît", a déclaré le Président du Consorzio de Montalcino. Ne vous y trompez pas, il n'a pas voulu dire que c'est la qualité qui plaît; il a juste donné sa définition de la qualité. Pour faire court, c'est ce qui se vend. Vous saisissez la nuance.

Voila en tout cas qui devrait ouvrir de nouveaux horizons à toutes les AOP européennes. Foin de tous les réglements, de tous les zonages, de toutes les scléroses, puisque c'est uniquement le résultat qui compte. Entendre ans la bouche d'un Italien cette vieille antienne anglo-saxonne, l'expression d'un marketing de la demande dont même les Australiens et les Néo-Zélandais sont revenus (ils réclament maintenant la protection des AOP!) ne manque vraiment pas de sel.

Reste à savoir à qui la qualité plaît, bien sûr, à quel niveau de prix, à quelle partie de la clientèle potentielle, italienne, américaine, universelle... Il y aurait-il donc plusieurs types de qualité?

Coca-Cola-Art.jpg

Introducing... the Rivella-Cola

Mais en supprimant allégrement tous les disciplinares, tous les cahiers de charges, en utilisant au maximum les possibilités de la chimie moderne, on devrait pouvoir parvenir à un vin qui plaise à tout le monde, la quintessence de l'esprit rivellien, son ultime aboutissement. La qualité pour tous.

Ce serait comme une sorte de Coca-Cola du vin. Le Rivella-Cola.

Je caricature, bien sûr. Mais ce n'est pas moi qui ai commencé, M. Rivella...

00:02 Écrit par Hervé Lalau dans Italie, Vins de tous pays | Lien permanent | Commentaires (1) | | | |