25 avril 2012

Ribérastadt comme si vous y étiez (honneur à Luc Charlier)

Luc Charlier ne fait pas l'unanimité. Mais il s'en fout. Et moi aussi. Quand on aime, on ne mégote pas. 

Cette réincarnation de Léon mâtiné d'Erasme et du Ché se lance parfois dans de curieuses démonstrations, voire de furieuses diatribes. Il ne sait ménager ni la chèvre ni le chou à la crème.

Je ne suis pas toujours d'accord avec lui, mais qu'importe! Il est sincère et il a de l'esprit. Et puis de la sensibilité. C'est pour tout ça qu'on l'apprécie. Et ses vins aussi - je pense qu'il y a un lien, sinon tout le monde ferait aussi bon que sa Coume Majou dans son coin des PO, et ce n'est pas le cas.

Mais assez glosé, si je vous parle de lui, c'est pour vous inciter à trainer vos guêtres et vos yeux sur son blog, pour un  billet de derrière les faggots. Inspiré par l'actualité politique, cet émigré (ou de force) nous dresse le tableau de son Ribérastadt entre les deux tours. Tours de vis, tours de vice, allez donc savoir.

Quand je lis sa prose, je pense à Robert Zimmerman. A Roger Waters. Et puis au grand Jacques, au petit Jean, au pauvre Boris, au vieux Georges. Et à Fernande, bien sûr.

Alors, allez-y donc tous, rue de l'Eglise, ICI

 

12:52 Écrit par Hervé Lalau dans Belgique, Vins de tous pays | Lien permanent | Commentaires (1) | | | |

23 avril 2012

From Uruguay with character: Bouza

Retour au vin - ma vraie passion.

Jusqu'à présent, j'ai rarement été emballé par les vins d'Uruguay. Une dégustation à Bruxelles il y a a quelques années m'avait même carrément déçu: vins dilués, déséquilibrés, soit par les tannins verts, soit par un côté sucraillon, vins sans âme, sans caractère, peu avaient trouvé grâce à mon palais, sauf peut-être ceux de Pisani.

Mais voilà qu'un échantillon vient remettre du baume à mon coeur d'explorateur: le Parcela Única 2006 A6, de Bouza. Comme pour Pisani, il s'agit d'une société familiale, établie non loin du Rio de la Plata.

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Bouza Pacela Unica

Ce tannat-là, au moins, me parle de tannat. La robe, bien sombre, annonce la profondeur du nez - cerise noire, thé noir, poivre noir, fumée noire. En bouche, on part sur des épices, du clou de girofle, des fruits noirs (c'est décidément l'adjectif qui convient à ce vin), du pruneau et du thym. Les tannins sont robustes, mais bien enrobés - le vin a subi un élevage de 10 mois "en roble francés". Du caractère, il en regorge. Il danse dans la bouche comme une belle latina sur un air de bandonéon.

Et puis vous savez quoi? il paraît que Jancis adore, elle aussi...

 

00:43 Écrit par Hervé Lalau dans Uruguay, Vins de tous pays | Tags : uruguay | Lien permanent | Commentaires (3) | | | |