27 mai 2012

Spécialité: journaliste en vin

Je ne connais pas Filip Verheyden, mais j'ai entendu parler de lui (et en bien, à propos de son magazine Tong, dont on m'assure qu'il renouvelle le genre).

Par contre, vu, ce qu'il écrit sur, ma "corporation", les journalistes du vin, je ne suis pas sûr qu'on va vraiment sympathiser.

"TONG does not work with journalists – unless they are specialists in their fields of work. Specialists only write about their specialty, wine writers write to order…making them the antipode of a specialist".

Les journalistes du vin en général seraient donc des mercenaires de la plume et du crachoir, qui pissent la copie sur commande et ne connaissent rien à fond.

Je réfute l'accusation, dans ce qu'elle a d'outrancier, de généralisateur. Et même, je pose la question: le journalisme vineux n'est-il pas une spécialité à part entière? Osons une comparaison avec la médecine: la médecine généraliste est aujourd'hui enseignée comme une spécialité, au même titre que la chirurgie, la radiologie, la cardiologie, la gynécologie...

Libre à M. Verheyden de faire travailler qui il veut, mais je me permets de faire remarquer que les "spécialistes" qu'il utilise (oenologues, sommeliers, MW's, professeurs, responsables d'interprofessions, etc...) ne savent pas forcément bien faire passer leurs connaissances auprès du public. Et quant à leur indépendance, je ne ferai pas de procès d'intention, mais elle me ne me semble pas mieux garantie que la nôtre - ne vivent-ils pas de commandes, eux-aussi?

00:05 Écrit par Hervé Lalau dans Belgique, Vins de tous pays | Tags : journalisme | Lien permanent | Commentaires (6) | | | |

19 mai 2012

Désherbants chimiques: la surenchère

Ce n'est pas moi qui le dit, mais le Columa, alias Comité de lutte contre les mauvaises herbes, dans sa dernière note nationale aux viticulteurs: «La résistance avérée au glyphosate sur ray-grass concerne, à ce jour, une dizaine de cas en France, 1er cas confirmé par analyse en 2006, uniquement en cultures pérennes. Suspectée en 2010, la résistance au glyphosate touche un autre groupe d'adventices, les érigérons».

Et on fait quoi, maintenant?

Le Columa préconise d'adopter de meilleures pratiques d'application et d'alterner les matières actives.

Curieusement, il ne parle pas de désherber moins.

A tout hasard, je propose l'agent orange, qui a donné de bons résultats au Vietnam. Ou éventuellement le napalm.

600px-Defoliation_agent_spraying.jpg

Mékong 1969. Source: US National Archices,

00:16 Écrit par Hervé Lalau dans Vins de tous pays | Lien permanent | Commentaires (4) | | | |