11 novembre 2012

Encore un beau texte de Vincent Pousson, au-delà des modes

Vincent Pousson a su trouver les mots pour développer une idée qui me travaille depuis longtemps: la dictature des modes dans le vin.

Comme je ne ferais pas mieux, je préfère carrément le citer plutôt que de (mal) le plagier:

"Ce que je ne supporte pas, c'est qu'on me dise ce qui est in ou ce qui est out. Qu'un abruti avec un QI d'huître, une coiffure branchée et une culture vinicole proche du néant m'explique que c'est ringard de commander un frontignan** de bordeaux*** et complètement tendance de se faire photographier à côté d'une bouteille de côtes-du-jura. Ou l'inverse. Dieu qu'il faut être benêt pour avoir besoin de quelqu'un, de la mode, d'un pseudo-assentiment collectif pour savoir ce qu'on a personnellement envie de boire. En fait, dans ce cas-là, ce qui compte, ce n'est pas ce qu'on a "envie" de boire mais ce qu'on "doit" boire. Pour être à la page, comme une midinette, comme un marchand de fringues. Comme un zombie."

Ce texte est extrait d'un billet de son excellent blog, ICI

Et pour rassurer Vincent (quoi que je ne pense pas qu'il en ait besoin), il n'est pas le seul à se demander s'il est un vieux con. J'ai aussi la faiblesse de penser qu'il vaut mieux se tromper honnêtement que d'avoir raison avec toute la meute, qu'il vaut mieux avoir ses idées, ses coups de coeur personnels, plutôt que de se plier aux modes. Sinon, à quoi servons-nous? Pourquoi inviter dix journalistes à une dégustation si tous doivent penser et écrire la même chose - un seul suffirait...

15:45 Écrit par Hervé Lalau dans Allemagne, Espagne, Europe, France, Vins de tous pays | Lien permanent | Commentaires (1) | | | |

10 novembre 2012

Qui en veut au baclofène?

Reçu de l'excellent Pierre Leclerc:

Une catégorie de colloques scientifiques n'a vraiment pas de chance: il s'agit des colloques favorables à l'utilisation du baclofène pour la guérison de l'alcoolisme.

Le dernier en date avait eu lieu voici 1 an 1/2, le 14 mai 2011, à Paris...
Mais le plus grand des hasards avait voulu que les alcooliers de l'IREB organisent, en catastrophe, une "matinée" pile sur le même sujet, (mais massivement "anti baclo", bien sûr) juste 3 jours avant, dans un hôtel particulier fort agréable du XVIème ... Le regretté patron du groupe Pernod-Ricard (paix à son âme) était au 1er rang... et quasiment aucun journaliste n'est venu 3 jours après, au colloque "pro-baclo". La faute à pas de chance, sans doute !

Le prochain colloque favorable au baclofène aura lieu samedi prochain, le 17 novembre, à l'école polytechnique ...
Mais le plus grand des hasards (à nouveau) veut qu'une conférence de presse ait lieu, pile sur le même sujet, à nouveau juste 3 jours avant, ce mercredi 14 / 11 ! Une véritable malédiction, une sorte de "signe indien"...

Cette fois-ci, ce ne sont pas les alcooliers qui invitent. Mais un gros labo pharmaceutique et un grand ponte de l'alcoologie qui a déjà  participé à plusieurs annonces d'essais officiels du baclofène ... toujours ajournés... depuis 7 ans! Mais c'est sûrement par manque de chance, là aussi...

En attendant, il y a des malades de l'alcool qui souffrent. Peut-on décemment empêcher d'explorer une piste qui pourrait les aider? La médecine n'est-elle pas au service des malades?

Espérons que mes confrères journalistes ne bouderont pas le colloque du 17.

Plus d'info: pierre.leclerc@live.fr

18:36 Écrit par Hervé Lalau dans Vins de tous pays | Tags : baclofène | Lien permanent | Commentaires (3) | | | |