10 novembre 2012

Qui en veut au baclofène?

Reçu de l'excellent Pierre Leclerc:

Une catégorie de colloques scientifiques n'a vraiment pas de chance: il s'agit des colloques favorables à l'utilisation du baclofène pour la guérison de l'alcoolisme.

Le dernier en date avait eu lieu voici 1 an 1/2, le 14 mai 2011, à Paris...
Mais le plus grand des hasards avait voulu que les alcooliers de l'IREB organisent, en catastrophe, une "matinée" pile sur le même sujet, (mais massivement "anti baclo", bien sûr) juste 3 jours avant, dans un hôtel particulier fort agréable du XVIème ... Le regretté patron du groupe Pernod-Ricard (paix à son âme) était au 1er rang... et quasiment aucun journaliste n'est venu 3 jours après, au colloque "pro-baclo". La faute à pas de chance, sans doute !

Le prochain colloque favorable au baclofène aura lieu samedi prochain, le 17 novembre, à l'école polytechnique ...
Mais le plus grand des hasards (à nouveau) veut qu'une conférence de presse ait lieu, pile sur le même sujet, à nouveau juste 3 jours avant, ce mercredi 14 / 11 ! Une véritable malédiction, une sorte de "signe indien"...

Cette fois-ci, ce ne sont pas les alcooliers qui invitent. Mais un gros labo pharmaceutique et un grand ponte de l'alcoologie qui a déjà  participé à plusieurs annonces d'essais officiels du baclofène ... toujours ajournés... depuis 7 ans! Mais c'est sûrement par manque de chance, là aussi...

En attendant, il y a des malades de l'alcool qui souffrent. Peut-on décemment empêcher d'explorer une piste qui pourrait les aider? La médecine n'est-elle pas au service des malades?

Espérons que mes confrères journalistes ne bouderont pas le colloque du 17.

Plus d'info: pierre.leclerc@live.fr

18:36 Écrit par Hervé Lalau dans Vins de tous pays | Tags : baclofène | Lien permanent | Commentaires (3) | | | |

02 novembre 2012

900.000 visites

Voila, c'est fait, mon compteur de visiteurs uniques a passé hier le cap des 900.000.

Que dois-je en penser?

Je peux vous la faire "festif": "Ouah, génial, ça s'arrose!" Mais dans mon métier, on arrose tous les jours, c'est professionnel. Sauf qu'on crache après.

Je peux vous la faire "modeste", du genre "je suis au service des vignerons, blah blah..". Voir à ce propos mon billet sur les pique-assiettes et les pique-boeufs... des fois que vous ayiez loupé cette longue chronique qui prouve une fois de plus que je ne suis absolument pas dans la ligne du bon "blogueur", qui doit faire court et concis. Sujet, verbe, complément. Mais on ne se refait pas. Je suis d'un autre temps, celui des livres. Vous savez, ces trucs en papier relié...

Je peux vous la faire "qui se la pète": "Les autres blogs de vin? Connais pas..." Mais ce n'est pas mon genre.

Je peux vous la faire "dégoûlinant de reconnaissance": "Amis lecteurs, vous sans lequels..." Mais ça sonnerait faux. Un blogueur honnête doit écrire pour son sujet, pas pour plaire.

Je peux vous la faire "détâché des contingences"; mais ce serait tout aussi faux. Un blogueur honnête apprécie la réactivité; le nombre de visites, outre qu'il flatte l'ego, est aussi un indicateur de l'intérêt de ce qu'il fait.

Vous avez dit "indicateur"? Mais quel genre d'indicateur?

Le nombre de visites ne dit pas grand chose sur le nombre de visiteurs. Il peut très bien s'agir d'un petit nombre de passionnés qui cliquent tous les jours comme des malades, qu'un grand nombre de visiteurs occasionnels qui ne restent que quelques secondes sur ce blog.

Si j'en juge par Google Analytics, qui semble utiliser d'autres outils, vous êtes 40% de visiteurs habituels et 60% de visiteurs occasionnels. Ce qui, rapporté au chiffre global, donnerait quelque chose comme 500.000 visiteurs différents (en 6 ans). J'ai vraiment du mal à y croire!

Déjà, j'ai du mal à croire que mes filles aient 500 amis sur Fesse de Bouc: c'est plus qu'elles ne renconteront jamais dans la vraie vie. Alors, moi, 500.000 lecteurs...

Toutes ces statistiques donnent le tournis. Et je ne vous parle pas du classement Ebuzzing, auquel je ne comprends toujours rien, puisqu'il contredit presque systématiquement l'évolution constatée sur les deux autres compteurs...

Et si tout ça n'avait aucune importance? Et si tous ces indicateurs n'étaient que des pièges à gogos narcissiques?

Mais il y a autre chose.

500.000 ou 900.000, peu importe, en définitive. Imaginez seulement que pour chaque visite, je reçoive 10 centimes d'euros. La plus petite des pièces jaunes.

J'aurais donc gagné entre 50.000 et 90.000 euros. De quoi financer quelques beaux voyages en pays viticole, sans dépendre d'aucun éditeur ou groupement de producteurs... De quoi lancer mon propre magazine, ou éditer un livre.

Je sais, ce modèle économique n'existe pas, ou à peine; personne ne veut payer pour internet. Moi non plus, d'ailleurs.

Mais ça fait quand même rêver...  

 

00:34 Écrit par Hervé Lalau dans Pour rire, Vins de tous pays | Lien permanent | Commentaires (2) | | | |