05 septembre 2011

Gloire aux vins suisses et à l'Olif!

Sacré traquenard, hier, à Sierre, en marge du festival Vinea 2011. Nos hôtes Francois Murisier et Thomas Vaterlaus nous avaient organisé une dégustation à l'aveugle, histoire de savoir où en sont les Suisses, en matière de cépages internationaux.

Résumé de la manip:
"Votre mission, si vous l'acceptez, sera d'identifier l'origine de 16 vins.
4 séries de 4 vins classés par cépage: 4 chardonnays, 4 sauvignons, 4 merlots et 4 syrahs."

Premier défi: repérer les 2 Suisses qui figurent dans chaque série. Deuxième défi: identifier les autres pays. 
Troisième défi (plus classique): les départager avec des points.

suisse,vin,vignoble,cépages,syrah,sauvignon,chardonnay,merlot,blog,vineaOlif en action

Tout ça n'est pas évident. Surtout pour les chardonnays - je suis passé à côté du Chablis, que j'ai pris pour un Suisse. Et pour les autres, le boisé ne m'a pas vraiment aidé. Combien de temps le fût du chardo met à refroidir, au fait?

Pourtant Olif, du blog d'Olif, lui, les a tous identifiés. Grâce (Kelly) lui soit rendu.

Côté merlot, j'ai eu quelques lacunes:  j'en ai retrouvé deux sur quatre.
Cartons pleins, par contre, pour les séries sauvignon et syrah. 
Je m'en tire donc assez bien: 10 sur 16. 
Les vins suisses aussi, qui ont trusté les premières places dans trois des quatre catégories.


Bref, le jeu était amusant. On tâtonne, on cherche ses repères, on se remet en question, c'est formateur.
Mais j'ai eu chaud.

Et puis Olif nous a tous bluffés: 13/16, je crois, qu'il a fait, le Jurassique. Ce type est vraiment fort. Il vous endort avec son style dilettante, mais il a le pif d'un tyrannosaure; et un peu plus de boyaux dans la tête, quand même...

Alors, qui a dit que les blogueurs étaient des rigolos? 

00:22 Écrit par Hervé Lalau dans Jura, Suisse, Vins de tous pays | Tags : suisse, vin, vignoble, cépages, syrah, sauvignon, chardonnay, merlot, blog, vinea | Lien permanent | Commentaires (5) | | | |

25 août 2011

Crémants d'ici et d'ailleurs

Le directeur de la Fédération française des Crémants, Olivier Sohler, pense qu'il est temps pour les Crémants de revendiquer leur propre identité et de s'abstenir de toute comparaison avec le Champagne, par exemple.

Il a mille fois raison. 

Mais de quelle identité parle-t-on? De l'identité alsacienne, ou jurassienne, ou encore bourguignonne?

Pourvu en tout cas que ce ne soit pas celle du Crémant de Bordeaux, dont je me demande bien ce qu'il vient faire dans ce «club». Il paraît que pour y rentrer, dans ce «club», il faut prouver une antériorité, une tradition de la bonne bulle. Je cherche toujours celle de Bordeaux, qui n'a ni l’expérience, ni les cépages pour en faire, au point qu'on lui a en a rajoutés pour lui permettre d'en faire. 

A ce compte-là, demain, ce sera peut-être le tour de la Provence?

Au fait, n'oublions pas le Luxembourg, qui lui, fait déjà partie du «Club». Et demandons-nous au nom de quoi quelque Sekt régional allemand ne pourrait pas s'y ajouter (de Baden ou de Pfaltz, par exemple, eux ont l'antériorité). Sans oublier la Tchéquie ou la Suisse. Ou encore, dans quelques années, qui sait, les effervescents du Kent ou de Belgique...

Comment peut-on postuler? A qui envoyer le dossier? Il y a-t-il cooptation?

Peut-être serait-il plus logique d'accueillir d'abord le Saumur et le Vouvray, par exemple. Mais s'y intéressent-ils? Quelle serait la plus-value? Quelles seraient les contraintes? A combien se monteraient les cotisations? 

Et pourquoi tant de producteurs, même en Loire, où ils ont tant de belles appellations de bulles, se mettent-ils à faire du mousseux sans indication de provenance? Jusqu'à Bouvet-Ladubay, récemment, avec sa Petite Bulle, dont j'attends toujours la composition.

Vous savez, M. Sohler, pas mal de consommateurs se fichent peut-être bien de savoir ce qu'est vraiment un Crémant. Mais si aux journalistes, on envoie des dossiers tendant à prouver la grande exigence du cahier des charges des Crémants, alors de deux choses l'une, ou on applique le cahier des charges, partout et en tout point, ou bien en s'expose à ce que les communiqués finissent à la poubelle.

Vive le bon Crémant... quand même!