01 septembre 2012

Au Mondial du Chasselas

Si l'on en croit la toponymie, le Chasselas est originaire de Bourgogne (il y a même un Château de Chasselas à Chasselas). Mais si l'on excepte les raisins de table de Moissac (qui bénéficie de sa propre AOC), on n'en trouve plus guère que des traces en France - à Pouilly sur Loire (mais de moins en moins), en Alsace (sous le nom de Gutedel)  et en Savoie (à Crépy, par exemple).

Et au palmarès du Mondial du Chasselas? Plus du tout!

Sur les 625 vins dégusté, 570 étaient suisses, 47 allemands, 6 français et un canadien.

Sauf erreur, la France ne récolte aucune médaille, ni d'or, ni d'argent.

Ce sympathique concours a eu lieu cette année à Aigle, dans le Chablais Vaudois.

194 vins ont obtenu une note supérieure à 87/100. Aussi je subodore que la majorité des jurés devaient être Helvètes, car eux seuls sont capables de déceler tant de qualités, et dans de telles proportions, dans un cépage habituellement aussi neutre.

Quoi qu'il en soit, c'est évident, au pays du Chasselas, le Suisse est roi.

Je pose ici officiellement ma candidature pour la prochaine édition, histoire de voir si un palais étranger peut arriver à de tels sommets.

 

00:58 Écrit par Hervé Lalau dans France, Suisse | Lien permanent | Commentaires (2) | | | |

22 mai 2012

Mara, l'ami du peuple (suisse)

Vous connaissez le Mara? Moi non plus, jusqu'à ce matin. C'est un cépage suisse, né à Changins de parents connus, le Gamay et le Reichensteiner (oui, comme le Gamaret et le Garanoir). Il présente un fort potentiel polyphénolique, mais également un bon potentiel d'accumulation des sucres. Croisement obtenu en 1970, il a fait l'objet d'un examen poussé, et n'est disponible chez les pépiniéristes suisses que depuis 2008.

Laurent Probst, de Vins Confédérés, nous en dit grand bien, car il en a bu sur le salon Arvinis:

Domaine de Marcelin (École Vaudoise de Viticulture) Mara 2010: du pur Mara (un cépage rencontré la première fois chez Pierre Monachon qui le destine à son assemblage Manus Extrema, à l’époque il ne possédait pas encore de nom officiel et s’appelait encore C41, son nom de code donné par le RAC de Changins): élevage en barrique assez marqué au nez. Les rendements sont limités à 600gr/m2. Fruité sur de petites baies noires (le sureau tout particulièrement), un vin tannique et fin, à la fois souple et concentré. Belle longueur, très apprécié.

Plus d'info ICI

 

00:36 Écrit par Hervé Lalau dans Suisse | Lien permanent | Commentaires (2) | | | |