09 janvier 2014

Lutte contre l'alcoolisation des jeunes: le Canton de Vaud exclut le vin de son projet

Les Français rêvent que le législateur fasse un jour une vraie distinction entre vin et alcools, en ramenant, par exemple, la TVA du vin à celle des autres produits agricoles transformés. Le vin n'est-il pas du raisin fermenté, comme nous le rappelle Honneur du Vin

Ce distingo, les Vaudois le font déjà, eux, comme me le rapporte mon ami Alexandre Truffer (Vinum, Romanduvin): alors que le Canton de Vaud envisage d'interdire la vente à l'emporter de l'alcool entre 20h et 6 du matin (dans les
épiceries, pas dans les bistrots...), il appert que les alcools et bières sont concernés par ce projet, mais pas le vin.

La raison en est simple: le vin n'est pas la boisson utilisée par les jeunes qui s'alcoolisent.

Tiens, en France non plus. Il n'y a que l'ANPAA et la Direction de la Santé pour feindre de ne pas s'en apercevoir.

09:44 Écrit par Hervé Lalau dans France, Suisse | Tags : vin, alcool, suisse, france, tva | Lien permanent | Commentaires (0) | | | |

19 décembre 2013

Soupçon de fraudes aux appellations de vins suisses

Vous pensiez que les pays du Sud de l'Europe avaient le monopole de la fraude aux AOC? Vous pensiez la très sage Suisse à l'abri de ces errements. Vous aviez tort!

C'est ce que met en lumière la presse suisse, avec l'affaire Giroud.

Giroud, négociant valaisan, est en effet sous le coup d'une enquête pénale dans le canton de Vaud, pour "falsification de marchandises, escroquerie et faux dans les titres ". Giroud aurait notamment vendu du Saint Saphorin... qui n'en serait pas, ou pas seulement.

A sa décharge, le système des AOC vaudoise est assez complexe (il permet en effet, dans certains cas, des assemblages avec d'autres vins).

Dominique Giroud se défend d'ailleurs de toute fraude: "j'ai demandé la validation des vins concernés par la Commission fédérale des vins et c'est en ordre".

Cette commission (dont les contrôles sont aléatoires, sauf demande expresse) dit cependant ne pas avoir la trace d'une telle demande.

Faut-il renforcer les contrôles? Faut-il renforcer la réglementation à la production (en obligeant les producteurs déclarant un vin sous une appellation à n'employer que du vin de cette appellation)? Au delà de l'affaire Giroud (car les inspecteurs du Contrôle fédéral ont relevé 7 cas d'assemblages illicites en 2012), ce seront sans doute les principaux enjeux de cette instruction - si elle aboutit.

Ce qui est rassurant (?), à notre niveau, c'est que si peu de vins suisses trouvent le chemin de l''exportation que le risque encouru par le consommateur étranger est finalement assez minime...

00:24 Écrit par Hervé Lalau dans France, Suisse | Tags : vin suisse, fraude, aoc | Lien permanent | Commentaires (2) | | | |