20 mars 2009

Château de Gaudou «Grande Lignée» Cahors 2006

85% de malbec, 15% de merlot. Une famille, les Durou, installée à Gaudou (un hameau de Vire sur Lot) depuis 1700. Un beau terroir: 35 ha de graves et d’argiles en terrasses exposées Sud-Sud-Ouest ; des vignes de 30 ans, enherbées. Des raisins sélectionnés, de petits rendements, 3 à 4 semaines de macération, une vinification des plus traditionnelles.
Mélangez le tout, et vous obtenez un Cahors assez intense, surtout pour un 2006. Pas une grosse concentration (ni le goût américain, ni le "Black Wine" façon Triguedina), mais une fois aéré, du fruit bien pur - framboise plutôt qu’avanie ou même vanille, pour plagier le regretté Lapointe; le tout bien balancé en bouche par une bonne trame acide. Vu le prix, cette cuvée est ce qu’on peut appeler une valeur sûre.

 

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En vente en Belgique chez Champion Groupe Mestdagh

En France sur www.memeduquercy.com

00:05 Écrit par Hervé Lalau dans Sud-Ouest | Lien permanent | Commentaires (0) | | | |

25 février 2009

Bergerac: retour à la case départ

La fronde des viticulteurs de la base a eu raison du projet de renforcement du cahier des charges de l'appellation Bergerac, déposé par la Fédération des Vins du Bergeracois. C'est une motion alternative, déposée par l'opposition au projet, qui a été votée en assemblée par 3/4 des présents.

Posait notamment problème: la densité des plantations et donc le rendement. Pour la base, pas question de s'imposer des règles plus strictes qu'à Bordeaux, alors que les vins de Bergerac se vendent moins cher. Dommage, c'aurait été amusant de voir Bergerac snober sa voisine du haut de son réglement...

On en revient donc au cahier des charges existant, celui de 1993, et il faudra l'expliquer rapidement à l'INAO, car la validation des cahiers des charges, pour entrer de plain pied dans le nouveau système d'agrément, est prévue pour le 4 mars. De nouvelles propositions devront être mises sur la table, sachant qu'au final, c'est l'INAO qui a le dernier mot - c'est ça, la décentralisation à la française.

D'ores et déjà, la grande crainte des vignerons, c'est que le nombre de recalés de l'AOC augmente. Et dans une période de crise, cela a de quoi faire peur. Sauf au consommateur, bien sûr.

Mais au fait, Bergerac aurait pu choisir la voix de l'IGP, moins contraignante. Le but n'était-il pas, pour l'INAO, de faire des AOC une véritable élite? J'ai encore dû mal comprendre.

 

 

15:43 Écrit par Hervé Lalau dans Sud-Ouest | Lien permanent | Commentaires (0) | | | |