25 février 2009

Bergerac: retour à la case départ

La fronde des viticulteurs de la base a eu raison du projet de renforcement du cahier des charges de l'appellation Bergerac, déposé par la Fédération des Vins du Bergeracois. C'est une motion alternative, déposée par l'opposition au projet, qui a été votée en assemblée par 3/4 des présents.

Posait notamment problème: la densité des plantations et donc le rendement. Pour la base, pas question de s'imposer des règles plus strictes qu'à Bordeaux, alors que les vins de Bergerac se vendent moins cher. Dommage, c'aurait été amusant de voir Bergerac snober sa voisine du haut de son réglement...

On en revient donc au cahier des charges existant, celui de 1993, et il faudra l'expliquer rapidement à l'INAO, car la validation des cahiers des charges, pour entrer de plain pied dans le nouveau système d'agrément, est prévue pour le 4 mars. De nouvelles propositions devront être mises sur la table, sachant qu'au final, c'est l'INAO qui a le dernier mot - c'est ça, la décentralisation à la française.

D'ores et déjà, la grande crainte des vignerons, c'est que le nombre de recalés de l'AOC augmente. Et dans une période de crise, cela a de quoi faire peur. Sauf au consommateur, bien sûr.

Mais au fait, Bergerac aurait pu choisir la voix de l'IGP, moins contraignante. Le but n'était-il pas, pour l'INAO, de faire des AOC une véritable élite? J'ai encore dû mal comprendre.

 

 

15:43 Écrit par Hervé Lalau dans Sud-Ouest | Lien permanent | Commentaires (0) | | | |

10 octobre 2008

Il y a-t-il un contrôleur dans l'avion?

Un producteur de VP des Côtes de Gascogne comparaissait récemment devant le Tribunal d'Auch pour fraude: un de ses vins avait été mis en vente dans un supermarché de la ville sans avoir obtenu la labélisation Vin de Pays. Il l'obtiendra bien, mais quelques mois plus tard.

Pas de quoi fouetter un chat. Ce qui est plus dérangeant, c'est l'argumentation développée à Auch par l'avocate des accusés: «Les producteurs mettent systématiquement en vente aux négociants avant d'obtenir leur agrément. Ils le font tous car c'est une nécessité commerciale. Ce dossier illustre les différences qui existent entre les grands producteurs du bordelais et les petits d'ici. Ces derniers achètent les étiquettes en avance déjà remplies. Ils n'ont pas les moyens de faire autrement.»

Mais c'est illégal, me direz-vous!

L'avocate, qui est Bordelaise, doit certainement savoir de quoi elle parle. Est-ce à dire que les contrôles sont insuffisants?

 

 

11:35 Écrit par Hervé Lalau dans Sud-Ouest | Tags : vin | Lien permanent | Commentaires (0) | | | |