12 juillet 2009

Si belle, Marguerite

Me voici en vacances et en famille dans le Tarn et Garonne. pas moyen, dès lors de résister à l'appel... du Fronton.

Hier, à Beaumont de Lomagne, j'ai donc fait l'acquisition du château Marguerite. Enfin, d'une bouteillle du dit château, en version 2007.

J'en salive encore.  Réglisse, violette, sureau, cassis au nez - oui oui, tout ça, allegro ma non troppo; et dans la bouche, à nouveau la réglisse,  sur un mode ample et joyeux - entre vos trios de piano et la symphonie pastorale, si vous voyez ce que je veux dire, Ludwig. Des accords bien placés, et  puisqu'on est dans le musical,ah, je ris de te boire si belle, Marguerite...

Tiens, pour la petite histoire, le nouveau décret du Fronton, alias Côtes du Frontonnais, vient de sortir; doréanavant, on pourra légalement faire du 100% négrette. Celle-ci devra de toute façon constituer au moins 50% de l’assemblage, et on pourra lui associer de la syrah à concurrence de 40%; mais aussi du malbec, du fer servadou, du cabernet sauvignon, du cabernet franc à concurrence de 25% chacun; du  gamay pour moins de 15%, du cinsaut et de la mérille pour moins de 5%.

Voila une appellation aux idées larges, mais précises. Reste à contrôler tout ça, bien sûr...

 

 

07:32 Écrit par Hervé Lalau dans Sud-Ouest | Lien permanent | Commentaires (0) | | | |

22 mars 2009

La crise vue du Marmandais

Tenue en présence de représentants de l'INAO, de Quali-Bordeaux et de Vinifhlor, la dernière assemblée générale du Syndicat des Côtes du Marmandais a permis aux vignerons de l'AOC d'exprimer leur angoisse. En six ans, les surfaces exploitées ont diminué de 30%, et le nombre de producteurs également: ils étaient 204 en 2003, ils ne sont plus que 140 aujourd'hui. En cause, bien sûr, la mévente - cette AOC a un déficit flagrant d'image. De plus, 2008 a été une petite récolte (48.200 hl).

Et même si les stocks d'invendus ont été en grande partie apurés, les cours restent très bas. Certains opérateurs accusent également la GD de prendre de trop grosses marges sur les ventes.

Aussi les demandes d'arrachage se multiplient.

Si la plupart des vignerons du Marmandais se félicitent d'avoir été intégrés à l'Aquitaine (plutôt qu'à celui du Sud-Ouest), dans la nouvelle strucure de bassin de productions ils risquent de ne pas pouvoir s'y faire beaucoup entendre, face aux géants de Bordeaux et du Bergeracois, qui ont déjà du mal à s'accorder sur un objectif commun.

Quoi qu'il en soit, c'est bien Quali-Bordeaux qui certifiera la production.

09:51 Écrit par Hervé Lalau dans Sud-Ouest | Lien permanent | Commentaires (0) | | | |