08 octobre 2009

Le Bergeracois en Belgique

Lundi midi, c'est la verte Dordogne qui coulait en face des Eleveurs, à Hal, en lieu et place du sombre canal.

Une sélection de vignerons du Bergeracois s'y étaient donnés rendez-vous, à l'initiative du Conseil Interprofessionnel des vins de Bergerac et de Sopexa Bruxelles.

Comme les Périgordins se font rares, ces derniers temps, dans nos contrées, pas question pour moi de manquer ce rendez-vous - d'autant que Sofie Dumont (Ladychef of the Year) et Andy De Brouwer nous avaient concocté des accords somptueux.

Monbazillac

Le Bergeracois vu du le château de Monbazillac (Photo H. Lalau)

A l'arrivée, une confirmation: les Monbazillac comptent parmi les meilleurs liquoreux au monde - le 2003 de la cave de Monbazillac était encore là pour le prouver. Les Saussignac, dans un style plus fluide, ne sont pas mal non plus.

Et puis une découverte: les Bergerac et Montravel de Moulin-Caresse - il y a des caresses qui ne manquent ni de nerf, ni de fruit.

Autre grand moment: le 2001 du Château Tiregand - le Petit Prince de la dégustation, dirait-on chez les Saint Exupéry - étonnant de fraÎcheur sous ses notes de moka et de grillé.

Voila une région qui mérite qu'on s'intéresse à elle d'un peu plus près.

00:56 Écrit par Hervé Lalau dans Sud-Ouest | Lien permanent | Commentaires (1) | | | |

24 juillet 2009

Madeleine liquide

Jusqu'au 16ème siècle, la région toulousaine s'adonnait avec succès à la culture du pastel,  colorant bleu irremplaçable tout au long du Moyen-âge; ce qui en faisait le véritable Pays de Cocagne (de coque, pain de pastel). Des fortunes en sont nées.

Cette richesse transparaît dans le bâti, notamment en Lauragais et en Lomagne, qui prennent parfois quelques allures de Toscane.

Aujourd'hui, le pastel n'est plus qu'un souvenir, mais la région reste cependant un Pays de Cocagne pour au moins une raison: le bien manger.

Foie gras du Gers (et plus généralement, tous les produits dérivés de l'oie), ail de Lomagne, melon de Lectoure, tomates... j'en oublie, bien sûr.

Et il y a aussi les produits alcoolisés. L'Armagnac, le Floc, les vins de Fronton, de Sardos, de Gaillac, aussi, bien sûr!

 

Perlé

Vos perles, vous les voulez de Majorque, de Bru, ou de Gaillac?


Impossible de quitter la région sans déboucher à nouveau un vin qui est à lui seul tout un symbole de plaisir simple: la Gaillac Perlant.

J'ai choisi celui de la Cave de Labastide de Levis, le Perlé. Il paraît que c'est cette cave qui a été à l'origine de ce type de produit, en 1957.

Comment vous le décrire sans tomber dans le poncif?

Je ne peux pas dire que ce vin soit complexe. Le mauzac montre juste le bout de son nez - des notes riches qui évoquent le raisin mûr - pas si courant dans le vin, finalement. 

Mais friand, désaltérant, ça oui! Et son petit frizzant lui donne une note pointue qui vous requinque par une chaude soirée d'été

Bref, en famille, hier soir, ce vin nous a fait passer de bons souvenirs. A moi, il m'a rappellé une visite à Gaillac, dans les années 80. Je débutais dans le métier, j'avais fait un périple de Cahors à buzet en passant par Rabastens. J'ai rajeuni de quelques années, car ce vin, trente ans après, c'était le même. Ma madeleine liquide, Monsieur Proust...

Dites, je devrais peut-être en boire plus souvent?

00:02 Écrit par Hervé Lalau dans Sud-Ouest | Lien permanent | Commentaires (0) | | | |