05 février 2010

Les 700 ans de l'Armagnac

Nous sommes en 1310. Les exécutions de Templiers se multiplient en France. Les Guelfes et les Gibelins s'affrontent en Italie. Venise et Constantinople signent un traité. Les Croisés s'emparent de Rhodes...

Pendant ce temps-là, dans un petit coin de Gascogne, un certain Vital Dufour, Prieur d'Eauze,  écrit un texte intitulé: "Les 40 vertus de l'Armagnac". C'est la première mention de l'Armagnac, ce qui en fait la plus vieille eau de vie de France.

700 ans plus tard, ce texte est toujours pieusement conservé aux archives vaticanes, et une délégation de producteurs va même se rendre au Saint Siège pour en obtenir une copie officielle.

 

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Chez Dartigalongue

 

Il faut dire que le Prieur attribue à l'Armagnac des qualités peu communes: selon lui, "il aiguise l'esprit si on en prend avec modération, il arrête les larmes de couler, il délie la langue et donne l'audace au timide, il guérit les hépatites si on en boit avec sobriété et l'onction fréquente d'un membre paralysé le rend à son état normal".

Malgré ces vertus et son antériorité, l'Armagnac n'est pas un produit de très grande diffusion: avec ses 6,5 millions de bouteilles, il est largement en deça du Cognac, et surtout du whisky.

C'est un produit de connaisseur, et sans doute ne faut-il que s'en plaindre qu'à moitié en termes de qualité. Les 800 producteurs que compte l'aire d'Appellation (y compris ses trois déclinaisons Ténarèze, Bas Armagnac et Haut Armagnac) espèrent tout de même séduire une clientèle moins âgée, et porter leurs ventes à 10 millions de bouteilles en trois ans.

06:53 Écrit par Hervé Lalau dans Sud-Ouest | Lien permanent | Commentaires (0) | | | |

10 novembre 2009

La fin du merlot à Bergerac?

De la bouche de Hugh Ryman, du Château de la Jaubertie (Bergerac): «Dans notre AOC, nous constatons que le réchauffement de la planète n'est pas une théorie. Les merlots nous posent de plus en plus de problèmes.
Les maturités en sucre et phénolique sont décalées. Les raisins sont récoltés avec des degrés d'alcool trop importants, les vins sont déséquilibrés. Pour moi, ce cépage n'est plus adapté ici pour les grands vins qui demandent plus de finesse et d'élégance, et plusieurs d'entre nous pensent le remplacer par plus de cabernet franc et sauvignon et de malbec.»

Propos rapportés par Claude Petit (Sud Ouest)

19:53 Écrit par Hervé Lalau dans Sud-Ouest | Lien permanent | Commentaires (0) | | | |