26 août 2010

Geyser

Bu hier après midi, avec mes copains d'In Vino Veritas, la cuvée Geyser 2009, un Jurançon Sec du Domaine Cauhapé.

Geyser.JPGL'objet de la discussion

 

Il s'agit d'un assemblage de vieux cépages locaux. Camaralet, lauzet, courbu, gros et petit manseng. Le nom de Geyser lui va effectivement comme un gant, car ce vin est une explosion. Côté nez, c'est un peu comme si l'on avait mis tous les curseurs au maximum: il est exhubérant, entre sauvignon et muscat (pourtant, il n'y en a pas), avec un maximum d'impressions végétales, rhubarbe, asperges vertes (là non plus, il n'y en a pas, normalement!), et puis du pamplemousse, quand même; maximum de présence en bouche, aussi, sur l'acidité, le silex... et beaucoup d'amertume.

Un de mes confrères note un manque de cohésion, aussi: "Ca part dans tous les sens"

Bref, le vin n'a pas convaincu. Pourtant, c'est sûr, il y a une recherche. Henri Ramonteu n'est pas le premier venu.

Qu'est-ce qu'on dit dans ces cas-là? Qu'il faut revoir la copie? Donner une deuxième chance  au vin? Le reboire dans un autre contexte?

Je ne sais pas.

00:05 Écrit par Hervé Lalau dans Sud-Ouest | Lien permanent | Commentaires (2) | | | |

04 août 2010

Un lundi à Fronton, avec Joëlle

Le temps est incertain, ce matin, alors je décide de faire un saut à Fronton, histoire de découvrir la nouvelle Maison des Vins - je vous en ai parlé il y a peu.
La balade, par Verdun sur Garonne, Dieupentale et Grisolles, n'est pas trop longue, une cinquantaine de km, dommage que le soleil ne soit pas de la partie.

Fronton est une de ces bourgades endormies du Sud-Ouest comme on en trouve beaucoup, il n'y a pas grand chose qui attire le regard dans le patrimoine bâti.
Arrivé en ville, je me mets en quête de la fameuse Maison. Elle se trouve un peu à l'écart, près d'un bosquet, et face à un nouveau lotissement. Le bâtiment en lui même est plutôt grand, on dirait un petit manoir sur lequel on aurait greffé des ailes. Un mélange de moderne et d'ancien. Le lieu accueille aussi l'Office du tourisme. Enfin, c'est ce qui est écrit sur la porte. Parce que tout est fermé. Il n'est pourtant que midi. Oui, mais c'est lundi. Et il faut croire que le lundi, les vacanciers restent chez eux. Bref, j'aurai fait 100 bornes pour rien. J'aurais dû téléphoner.

Bellevue.JPGUn moment d'Allégresse, avec ma fille Joëlle


"Bon, me dit ma fille Joëlle, qui a bien voulu quitter la piscine pour m'accompagner, on ne va tout de même pas rentrer comme ça, Papa, sans avoir rien vu!". Non, elle a raison. Reste la solution de déguster chez un propriétaire. Nous cherchons d'abord un restau où nous sustenter. Tout est fermé, à Grisolles comme à Pompignac. A croire que le lundi, ici, les vacanciers ne mangent pas non plus.
Nous finissons par trouver une boulangerie ouverte, au bord de la route de Toulouse. L'endroit ne paie vraiment pas de mine, mais après tout, je ne veux pas acheter la boutique! D'ailleurs, par ici, il n'y a pas grand chose qui paie de mine.


Bref, nous déjeûnons d'une pizza froide sur le parking du Château Bellevue La Forêt. Le site surplombe la Garonne, et sans les lignes à haute tension, ça pourrait presque être beau, dans un genre un peu décrépit.  J'ai écrit "Château". C'est un bien grand mot. Le château, ce n'est guère qu'un pavillon et une tourelle.


Mais ce n'est pas là que "ça se passe", comme on dit chez McDo. Le caveau de dégustation, c'est en face. Rien à dire, à défaut de pittoresque, c'est propre, fonctionnel. La dame qui m'accueille va chercher sa collègue, qui gère les relations presse, et celle-ci nous organise une petite dégustation au pied levé, ma foi bien sympathique. Je flashe sur "Ce Vin" 2008, une pure négrette qui est une vraie friandise. Joëlle, elle, apprécie "L'Allégresse" 2009, un rosé bien sec, pourtant (comme qoui les jeunes ne sont pas tous accros au sucre): "On dirait de la grenadine, et puis il y a du cassis, aussi". Pour ses premières armes dans la critique vineuse, ma foi, elle me fait honneur! Et puis, ce rosé, quelle belle couleur! Avec leur blanc tâché, les Provençaux me font bien rire...
Enfin, nous dégustons l'"Optimum 2006", un rouge logé en futs de chêne, mais aux tannins suaves, plus souligné que marqué par le bois, un vin bien élevé sous tous rapports. Là encore, Joëlle tombe juste: 'Fruits rouges, très velouté en bouche".

Comme quoi Fronton mérite le détour, lundi ou pas. Et qu'importe l'offre oenotouristique, quand les vins, eux, sont au rendez-vous... Et puis, je ne suis pas peu fier de ma fille!

17:56 Écrit par Hervé Lalau dans Sud-Ouest | Tags : fronton, dégustation, oenotourisme | Lien permanent | Commentaires (1) | | | |