09 juillet 2014

Princier, ce Cahors!

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Si vous voulez vous donner la peine de me suivre au château… (Photo André Devald)

Ce n'est pas tous les jours qu'on boit le vin d'un Prince, fût-il de Danemark. En l'occurrence, le Cahors du Château de Cayx, à Luzech. Mais ce n'est pas ça qui a dicté le choix de vous le présenter - plutôt le plaisir de revoir cette propriété au sommet.  

"La qualité n'a pas toujours été au niveau de la réputation", dira-t-on dans un vigoureux euphémisme. Les résultats obtenus par l'équipe de Guillaume Bardin et Alexandre Gélis, en à peine deux ans, sont impressionnants. Et pas seulement dans les cuvées de prestige.

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Alexandre Gélis (Photo H. Lalau)

Bon, la cuvée Royale est époustouflante, mais un peu chère. Alors je me suis rabattu sur le Château de Cayx 2011. "Elle est issue d'une sélection parcellaire de deuxièmes et troisièmes terrasses et éboulis", m'a dit M. Gélis. J'ai fait: "D'accord", avec un air entendu qui ne trompait personne. Et puis j'ai mis mon nez dans le verre. C'était princier. Épicé, fruité (noir, bien sûr, à Cahors), avec une touche de prune; le bois était bien intégré, la bouche longue, veloutée, la finale pleine de…  noblesse, avec une touche de violette - comme si le Prince Henri avait mis une fleur à la boutonnière de son habit.

Pour une vingtaine d'euros, moi, ce jour-là, je faisais partie du Gotha... des dégustateurs.

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Vu du château (Photo H. Lalau)

08:20 Écrit par Hervé Lalau dans France, Sud-Ouest | Tags : cayx, cahors, danemark, henri de montpezat | Lien permanent | Commentaires (2) | | | |

24 juin 2014

En connaissance de Cause...

Les plus fidèles d'entre vous se rappellent sans doute de mon billet de l'année dernière, au sujet du Domaine de Cause, à Cahors. 

Les Journées du Malbec 2014 m'ont donné l'occasion de remettre à jour mes impressions, en dégustant notamment la cuvée Notre Dame des Champs dans son dernier avatar.

Résultat: les millésimes changent, le plaisir reste. 

En 2013, Philippe Stuyck et moi avions dégusté le 2008, un peu serré dans son habit de bois sec, et puis le 2009, superbe de fruit mûr; voici le 2010. Moins solaire que son aîné, sans doute, mais plus vif - et très précis: le fruit est frais, légèrement mentholé, le cacao prend la relève en bouche, mais ne domine pas. Une chose reste inchangée: la finesse des tannins, le velouté qu'ils impriment au vin. Avec en prime un joli retour du fruit noir en finale.

 

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Faut-il l'attendre encore? On peut. Mais moi, j'ai emporté la bouteille pour la finir à table, et ni moi, ni le magret n'avons regretté.

Contact: Domaine de Cause (M & Mme Costes)

00:51 Écrit par Hervé Lalau dans France, Sud-Ouest | Tags : cahors, cause, domaine de cause, cabanac | Lien permanent | Commentaires (3) | | | |