06 septembre 2012

Journée mondiale du Grenache

La 3ème édition de la Journée Mondiale du Grenache se tient le 21 septembre prochain. Un site internet entièrement consacré à cette journée permet de recenser les lieux où les différentes initiatives liées à cette journée seront organisées, au plan local. C'est ICI

Si j'en crois la carte présentée sur le site, il n'y encore rien de prévu à Paris ni à Bruxelles. Il est encore temps de combler cette lacune: vous pouvez ajouter votre propre événement...

Parce que le grenache (enfin, le bon) est un plaisir à partager, et pas seulement sur la toile!

Plus d'info: marlene@grenachesymposium.com

 


03 septembre 2012

Bizeul, la RVF, tout ça (un commentaire)

Pour une raison que j'ignore, le commentaire de mon confrère suédois Per Karlsson, à propos de la polémique Bizeul/RVF, refuse obstinément de se matérialiser ici. Pour qu'il ne reste pas éternellement dans les limbes du web, je le publie ici.

“Another minor detail (?) in the debate was quite interesting:
 
It appears from the comments made by Herve Bizeul, the winemaker & ex-wine journalist and ex-wine judge, that to be able to taste and judge his wines one has to love the Roussillon region and be intimately knowledgeable with its history, tradition and winemaking styles. If you are not already "sold" on its wines then you should apparently not come and pretend that you can taste them and have a fair opinion about them.
 
Perhaps I misunderstand the quotations from vinquebec but that is how it looked to me.”

Pendant que j'y suis, je vous engage à lire le billet de Jacques Berthomeau sur ce thème, daté de ce matin. C'est ICI

Voila une chronique bien sentie! A titre personnel, je ne m'engagerai pas aussi franchement que Jacques, car je crois qu'il y a  du vrai et de l'exagération des deux côtés.

D'une part, je pense qu'un peu d'empathie ne fait pas de mal à un critique quand il doit juger les vins d'une région; et je pense qu'un journaliste doit avoir une certaine expérience, un certain "background" avant de pouvoir l"ouvrir" (sinon, autant laisser la critique aux consommateurs...).

De l'autre, je pense que la RVF n'a de compte à rendre qu'à ses lecteurs (et à la conscience de ses rédacteurs). Dans le cas qui nous intéresse, je crois qu'elle s'honorerait à passer outre l'interdiction de M. Bizeul, et à publier les notes des vins qu'elle aurait fait acheter pour l'occasion, faute de les avoir reçus de M. Bizeul. Sans esprit revanchard, bien sûr, et si possible, à plusieurs.

Je crois aussi que le débat gagnerait en intérêt si on ne le ramenait pas constamment à des problèmes personnels ou d'ego. Ce sont les vins que l'on doit juger, pas la personnalité de M. Bizeul, son parcours journalistique ou de négociant, ni, d'ailleurs, la personnalité de M. Gerbelle. Quand j'achète un vin, je n'achète pas le vigneron, ni le critique. Je leur demande seulement de faire leur travail le plus honnêtement possible.

Je suis bien en peine de juger des mérites du dégustateur choisi par la RVF pour les vins du Roussillon cette année, ne le connaissant pas. Par contre, il me semble que la polémique actuelle pourrait être mise à profit pour améliorer la méthodologie de sélection des vins. Si la présélection se faisait via un comité plutôt que par une seule personne, on éviterait sans doute pas mal des risques de "personnalisation" que j'évoquais plus haut.

12:08 Écrit par Hervé Lalau dans France, Roussillon | Lien permanent | Commentaires (6) | | | |