17 décembre 2015

Les Côtes-du-Roussillon investissent dans la GD

C'est une décision prise lors de la dernier assemblée générale du CIVR: 500 000 euros vont être investis pour la promotion des Côtes-du-Roussillon et des Côtes-du-Roussillon Villages, principalement en grande distribution française. Cet investissement devrait être en partie couvert par l'augmentation de la cotisation volontaire obligatoire des producteurs, qui passe de 4 à 5 €/hl pour les Côtes-du-Roussillon et de 4 à 5,50 € pour les Côtes-du-Roussillon villages. 

09:07 Écrit par Hervé Lalau dans France, Roussillon | Lien permanent | Commentaires (0) | | | |

04 octobre 2015

Des Springboks en Roussillon

Des Français partis faire du vin en Afrique du Sud, ça n'a rien d'un scoop - c'est de l'histoire. 

Mais des Sud Africains qui viennent en France pour faire du vin, c'est plus rare.

Par atavisme, on aurait pu penser qu'ils reviendraient au pays du Chenin, dans ce Saumurois d'où pas mal de leurs ancêtres vignerons sont partis.

Ou alors, qu'ils se paieraient un château à Bordeaux - tant qu'à faire tout ce chemin...

Et bien non, pas les Grier, en tout cas.

Eux, qui ont un domaine à Stellenbosch, au cœur de la région viticole la plus ancienne d'Afrique du Sud, se sont acheté 25 ha... dans le Roussillon. Et même, dans le Far West du Roussillon, le Fenouillèdes!

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Pas vraiment la voie la plus facile vers la notoriété....

Mais ce fut un choix réfléchi, dicté notamment par l'élément humain: les Grier ont développé une relation privilégiée avec Jean Louis Denois, un Champenois qui a vinifié les premières fines bulles d'Afrique du Sud, avant de tenter l'aventure dans le Midi de la France - lui, c'est à Limoux (Domaine de L'Aigle).

À Saint Paul, sur 25 ha, les Grier produisent blanc et rouge, mettant à profit une situation originale, sudiste, certes, mais tempérée par l'altitude et même quelques entrées océaniques.

Leur rouge reflète ces influences diverses. 

Il est fruité, d'un fruit plutôt rouge et solaire; groseille, fraise, framboise; mais aussi pas mal d'épices et de fraîcheur - la marque de la Syrah? 

La bouche est ouverte, sans chichis, les tannins sont solides mais juteux, ce vin se donne sans façons, il est prêt à boire.

Alors que la dernière gorgée file dans le gosier - et oui, j'ai avalé, c'était le déjeuner, et j'avais soif - je me dis que le vin n'a pas de frontières, que Stellenbosch est la banlieue de Perpignan, que le monde est Un, que tout est à tout le monde - c'est vous dire si je suis parti loin.

 

Même le fait que cette cuvée soit vendue - ou plutôt discomptée - en GD n'a pas réussi à m'ôter ma bonne humeur!

11:14 Écrit par Hervé Lalau dans Afrique du Sud, France, Roussillon | Tags : grier, roussillon, vin, stellenbosch | Lien permanent | Commentaires (3) | | | |