18 septembre 2016

Le Grand Larousse du Vin, édition 2016

Comment être objectif à propos d’un ouvrage auquel on a collaboré, ainsi que plusieurs très bons camarades (David Cobbold,  Marc Vanhellemont, des 5 du Vin, ainsi que l'excellent Sébastien Durand-Viel)? Je n’essaierai même pas…

Larousse Vin.jpg

Reste que c’est une belle brique (près de 700 pages), une mine d'info, et que pour une fois qu’un ouvrage français (pas une traduction) s’ouvre assez largement aux vins du monde, c’est une initiative à saluer.

J’ai eu d’autant plus de plaisir à participer à cette aventure collective (assez modestement, à dire vrai, juste une vingtaine de pages) que ce fut l’occasion pour moi de rendre hommage à quelques vignerons que j’apprécie. En effet, la seconde partie de l’ouvrage, qui passe en revue les grands vignobles du monde, illustre certains grands terroirs par des pages consacrées à des domaines précis, choisis par les auteurs.

Pour moi, ce furent le Domaine d’Aupilhac, le Mas Jullien, Antoine Arena, Egon Muller, Klein Constantia, Catena Zapata, le Château d’Aquéria, Miguel Torres, Bodegas Lustau, Grange, Quinta do Noval et Antinori.

Une belle brochette, non? Et une belle diversité, aussi.

Mais il y a bien d’autres bonnes raisons de lire ce livre, ou de l’offrir. Le vin, c’est de la culture liquide, qui se boit, et qui se lit aussi.

On dit qu’un homme averti en vaut deux. Un buveur bien informé aussi.

 

12 avril 2016

Non au sectarisme!

Mon confrère québécois Patrick Désy nous conte une singulière mésaventure, ICI.

Je ne peux pas dire que cela me surprend beaucoup, ayant déjà eu l'occasion de vous narrer une histoire semblable - moi, c'était à Cahors.

Bien sûr, rien n'oblige aucun vigneron à recevoir quiconque, journaliste, importateur, client. C'est plutôt la manière qui me dérange.

Comme le dit le vigneron de Patrick Désy, le temps, c'est précieux.

C'est vrai de son temps, mais aussi du mien, du vôtre, du nôtre. Pourquoi le perdre à parler de ceux qui se plaisent à vivre, à produire, à vendre en vase clos. "Ici Bélesta, les Natures parlent aux Nature..."

Mais pourquoi ai-je donc l'impression qu'avec de tels comportements, le vin devient de plus en plus une histoire de chapelles?

Je le déplore. Car moi, mon grand plaisir, dans ce métier, c'est de côtoyer tout le monde, les gros, les petits, les bios, les pas bios, les "nature", les "chimiques"... et de vous parler de tous leurs vins.

Voyez un peu ce que donne le communautarisme, l'intégrisme, le sectarisme dans la sphère politique...

00:42 Écrit par Hervé Lalau dans Canada, France, Roussillon | Lien permanent | Commentaires (0) | | | |