04 janvier 2012

40 ans de Gigondas... et un beau livre

C'est la période des étrennes, alors pour quoi ne pas offrir  (ou se faire offrir) un beau livre et fêter avec Gigondas son 40ème anniversaire?


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Ce livre, il vient de paraître, il s'appelle sobrement "Gigondas, ses vins, sa terre ses hommes".


Le contenu répond à la définition: on y commente en effet des vins, via une verticale de plusieurs domaines par millésime; on y parle aussi du sol, au travers d'une belle balade géologique en profondeur. Et on y brosse aussi le portrait de personnages de la viticulture locale.


Les auteurs, qu'ils soit du cru ou de plus loin (mon copain australien Lincoln Siliakus a collaboré, par exemple, de même qu'Andrew Jefford, Georges Truc et Véronique Raisin... pour ne citer que ce que je connais) sont des amoureux du Rhône et du vin en général.

C'est complet, c'est bien illustré, cela donne envie... d'un bon verre de Gigondas.


Editions Bottin Gourmand, 39 euros, dans toutes les bonnes librairies dès demain

 

 

 

00:00 Écrit par Hervé Lalau dans Rhône | Tags : gigondas, vin, vignoble | Lien permanent | Commentaires (2) | | | |

06 décembre 2011

A la redécouverte du Ventoux oublié

J'ai la fâcheuse habitude d'oublier des échantillons dans ma cave. Ce qui peut me jouer des tours quand il s'agit de vins à boire sur le fruit.

Mais qui a dit que les vins un peu plus âgés n'avaient pas un beau fruit? Quelle est ce règlement bizarre, quasi militaire, qui dicte leur évolution aux produits de la treille? "Soldats pinards, je ne veux voir qu'une tête! Les arômes primaires devant. Les tertiaires derrière, et les secondaires au milieu. Par ordre d'incorporation dans la troupe. Demi tour... droite!"

ventoux, rhône

La bouteille oubliée

Cette rhétorique martiale ne résiste pas à l'analyse sérieuse, et surtout pas à la dégustation, comme me l'a montré la semaine dernière celle d'un Coteaux du Ventoux, la Cuvée Terre de Truffes, de la Cave Terra Ventoux.

Cette bouteille, je l'avais reçue de Michèle Piron-Soulat il y a... trois ans. Michèle est coutumière de ce type d'envois. A tort ou à raison (je pense que c'est à raison), elle pense que faire goûter un vin est la meilleure façon de faire en sorte qu'un journaliste vineux s'y intéresse. Même si pour moi, cela aura pris un peu de temps (!), elle est tout de même parvenue à ses fins.

Le plus drôle, c'est que  j'ai bien fait de l'attendre, ce 2006 (car c'est un 2006); il m'a bluffé: réglisse, mûre, poivre noir, coriandre, c'est un nez de tout jeune vin qui explose à mes narines; en bouche, il y a pas mal de cuir, de gibier, d'humus, (les truffes, je ne sais pas, mais pourquoi pas?);  les tannins sont serrés, mais fins, et ça n'en finit pas. Et vous savez quoi; en finale, le fruit noir revient à la vitesse d'un autobus!

Et qu'on en me dise pas que les vins de coopératives vieillissent mal!

ventoux, rhône

Et le cachet de Michèle faisant foi...

 

 

00:05 Écrit par Hervé Lalau dans France, Rhône | Tags : ventoux, rhône | Lien permanent | Commentaires (2) | | | |