30 avril 2012

Au Château d'Aquéria, sur les sables de Tavel

Tout juste de retour du Mondial du Rosé, à Cannes (très beau concours, je vous remercie), voici un petit clin d'oeil au "Premier Rosé de France", j'ai nommé Tavel, sous la forme d'un commentaire de dégustation du Château d'Aquéria 2010.

Sur les sables de Tavel, le berceau de l'appellation, déjà réputé du temps où l'on vantait les vins  de "La Côte du Rhône", Aquéria est une plongée dans l'histoire.

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Aquéria, le Château (Photo H. Lalau)

Le château du XVIIIème se présente dans un écrin arboré, un vrai jardin à l'italienne, où les petites haies, et les vieux buis en pots vernissés répondent aux cyprès. Le tout respire l’élégance.

Les vins ne sont pas en reste. Ni les vins. Le vignoble (66 hectares de vignes d'un âge moyen de 35 ans) est exploité en culture raisonnée. Il est aujourd’hui l’objet des soins jaloux de Bruno & Vincent de Bez, dignes héritiers de Paul de Bez, qui pendant 40 ans, aura mis toute son énergie à entretenir et à reconstituer ce vignoble d’exception.

Les Tavel ne cèdent pas aux chants des sirènes de l'évanescence, maintenant leur tradition de rosé à la fois éclatant et profond, entre framboise et cerise, pour reprendre les mentions du nauancier du Centre du Rosé.

Au nez le 2010 offre son panier de groseille  et de gariguette, accompagnées de poivre; l'impression gourmande se poursuit en bouche; c'est friand, gras, puissant, structuré. La finale retourne vers les épices, le thym, l'origan, et l'orange amère. C'est long, ample, on a affaire, non à un un simple rosé de soif, mais à un vrai vin de repas, qui va évoluer dans votre verre et vous charmer par sa conversation.

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Aquéria, les vignes (Photo H. Lalau)

Assemblage: environ  50% de Grenache noir, 10% de Syrah et de Mourvèdre, un peu moins de Cinsault et Clairette, 5 à 6% de Bourboulenc et 2% de Piquepoul. Vendange éraflée; fermentation, élevage en cuve. 

00:11 Écrit par Hervé Lalau dans Rhône | Lien permanent | Commentaires (1) | | | |

20 avril 2012

Rasteau Domaine de Beaurenard 2003

Rasteau, dont la réputation s'est fait dans le VDN,  produit aussi de bons vins secs et qui peuvent tenir la distance.

La preuve par l'exemple, avec ce Domaine de Beaurenard 2003 de la Famille Coulon. Pour l'anecdote, à l'époque, Rasteau n'avait pas encore son appellation propre en sec, il s'agit donc d'un Côtes du Rhône Villages Rasteau. On s'en fout un peu, mais bon, il fallait que ce soit dit.

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Côtes du  Rhône Villages Rasteau, disait l'étiquette...

Fruit rouge, groseille, cerise de Bâle (mais sans la pharmacie), épices, origan, myrte, c'est plutôt complexe au nez - je pense à une belle matinée de juin dans la garrigue. En bouche, les tannins sont suaves, pas une once de sécheresse, c'est long et charnu, l'élevage soigné a permis d'intégrer fruit et bois.

2003, année bénie, année maudite, année de la sécheresse... mais pas ici.

PS. Non, Beaurenard ne renarde pas.

00:30 Écrit par Hervé Lalau dans France, Rhône | Tags : rasteau, rhône | Lien permanent | Commentaires (1) | | | |