09 février 2014

Les chiffres du millésime 2013 en Vallée du Rhône

En Vallée du Rhône, les quantités produites en 2013 sont en recul sensible, à 2,50 millions d’hectolitres contre 2,86 en 2012.

C'est l'AOC Côtes du Rhône (hors villages) qui baisse le plus (-17%, à 1,20 million d'hectos), si l'on excepte Grignan les Adhémar (-30%, à 36.500 hl)

Les crus baissent eux de 12% à 394.000 hectos.

Les Côtes du Rhône Villages de 5%, à 298.000 hectos.

Le Luberon régresse de 9% à 140.000 hectos.

Le Ventoux de 13% à 226 300 hectos.

Les Côtes du Vivarais de 11% à 12.000 hectos.

Seules exceptions à la tendance baissière: les Costières de Nîmes (+1%, à 193.000 hectos) et la Clairette de Bellegarde (+21% à 327 hl).

Sources: Déclarations de récoltes

15:18 Écrit par Hervé Lalau dans Rhône | Lien permanent | Commentaires (0) | | | |

07 février 2014

Premier non-commentaire de vin: Venturi Ventoux 2012

Il paraît qu'il ne faut pas accorder trop d'importance au nez des vins. Que le consommateur en a assez des noms de fruits et de fleurs. Place à la texture, à la substantifique moelle!
C'est dommage, parce que ce vin ci est particulièrement aromatique. Et moi, particulièrement nasal.

Il s'appelle Venturi, c'est un Ventoux 2012 de la Cave Terra Ventoux.

dégustation, non dégustation, vin

Faites donc comme si je ne vous ai pas dit qu'il explose de fruit noir et d'épices variées.

Je ne sais pas trop si je peux encore vous parler du terroir. Du géant de Provence, du petit surcroît de fraîcheur que je trouve dans pas mal de vins d'ici (sans bien sûr, pouvoir l'expliquer ni par la plante, ni par les sols). Sans doute pas, puisque je ne suis ni botaniste, ni géologue. En plus, le buveur de Romorantin ou de Wezembeek s'en moque peut-être. On ne boit pas des cailloux.

Je ferais peut-être mieux de vous parler de sa longueur en bouche, de son soyeux. Mais c'est tellement subjectif, la longueur et le soyeux!

Pas question non plus de la jouer poétique, grillons et cigales, garrigue et gariguette - il paraît que c'est ringard au possible. Ni de l'aspect philosophique (le Vin des dieux, quel drôle de nom...)

De quoi le dégustateur moderne peut-il encore parler? Quelles références, quelles images peut-il encore utiliser?

C'est ma question du jour.

Alors pour ce premier non-commentaire (qui sera sans doute le dernier), je vous dirai que j'ai aimé ce vin, parce que c'était lui, et parce que c'était moi.

Dès demain, je reprends mes bonnes habitudes. Parce pour ne parler de rien, j'ai trop à dire.

Et si ca vous gave (de Pau), je ne vous retiens pas!

10:04 Écrit par Hervé Lalau dans Rhône | Tags : dégustation, non dégustation, vin | Lien permanent | Commentaires (1) | | | |