17 octobre 2014

Bandol La Bastide Blanche 2010

Prenez une vingtaine de beaux hectares de Mourvèdre, de Grenache et de Cinsault sur cailloutis calcaires, que vous faites mijoter sous le soleil varois, et sans pesticides. Le tout, sous le regard de Michel Bronzo (ancien président de l’Appellation Bandol), qui surveille amoureusement la «cuisson», pardon, la maturation et la vinification.stacks_image_436.jpg

La Bastide Blanche (Photo Stacks)

Vous obtenez un vin structuré, au boisé grillé-fumé, mais qui a gardé beaucoup de fruit (mûre, cerise noire, cassis, plus un soupçon de cannelle). Sans oublier un petit côté rustique, et beaucoup de présence en bouche.

 

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Plus d'info: La Bastide Blanche

 

00:26 Écrit par Hervé Lalau dans France, Midi, Provence | Lien permanent | Commentaires (0) | | | |

13 août 2014

Rosé-pamplemousse: une précision

Je précise ma pensée. 

Ce n'est ni l'existence, ni la présence des aromatisés dans les supermarchés, ou même chez les cavistes que je remets en question. Chacun voit midinette à sa porte, je ne considère pas ces produits comme du vin, je n'en bois pas, je n'en recommanderai jamais, pas plus que les vins désalcoolisés (merci à mes amis attachés de presse de le noter), mais le consommateur a le droit d'aimer et de choisir ce qui lui plaît, plaît, plaît.

Ce que je conteste, c'est que ces produits soient positionnés dans le même rayon, et bien souvent, au sein même des catégories de vins auxquels ils sont censés appartenir: ainsi, sur la photo ci-dessous, prise au Leclerc de Plan de Campagne, l'été dernier, on voit nettement que les rosés-pamplemousse sont présentés au milieu des vins rosés, d'appellation ou non. Et ça se passe en Provence, la région qui revendique les meilleurs vins rosés...

 

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En Provence, au pays du rosé... (Photo (c) H. Lalau 2013)

 

Quand un rosé pamplemousse voisine avec un rosé de syrah ou de cinsault, est-on sûr que tous les consommateurs font encore la différence entre cépage et arôme ajouté? Et notamment ceux qui sont censés accéder au vin via les aromatisés.

Au fait, je pense que c'est plutôt le contraire qui se passe: des amateurs de rosé traditionnel peuvent s'en détourner au profit de produits standardisés, à l'aromatique forte, constante et facile à reconnaître, et de très bas prix.

Je trouve ce voisinage dangereux pour les vins, alors que les aromatisés, eux, ne font que profiter de l'image du vin. D'ailleurs, la présentation évoque clairement l'univers vin. Il ne faut pas vraiment s'en étonner: les producteurs d'aromatisés sont pour la plupart des gros groupes de vins et jouent délibérément la carte de la confusion pour augmenter les ventes de cette catégorie qui monte en flèche depuis 3 ans.

Bref, ce que je demande, c'est que les aromatisés aient leur propre rayon, pour qu'on ne mélange plus torchons et serviettes. 

Last but not Listel, j'aimerais bien que les ODG des vins rosés me disent ce qu'ils en pensent, ce qu'ils comptent faire dans ce domaine. 

12:45 Écrit par Hervé Lalau dans Belgique, Europe, France, Provence | Tags : rosé aromatisé, vin, boisson à base de vin | Lien permanent | Commentaires (1) | | | |