13 août 2014

Rosé-pamplemousse: une précision

Je précise ma pensée. 

Ce n'est ni l'existence, ni la présence des aromatisés dans les supermarchés, ou même chez les cavistes que je remets en question. Chacun voit midinette à sa porte, je ne considère pas ces produits comme du vin, je n'en bois pas, je n'en recommanderai jamais, pas plus que les vins désalcoolisés (merci à mes amis attachés de presse de le noter), mais le consommateur a le droit d'aimer et de choisir ce qui lui plaît, plaît, plaît.

Ce que je conteste, c'est que ces produits soient positionnés dans le même rayon, et bien souvent, au sein même des catégories de vins auxquels ils sont censés appartenir: ainsi, sur la photo ci-dessous, prise au Leclerc de Plan de Campagne, l'été dernier, on voit nettement que les rosés-pamplemousse sont présentés au milieu des vins rosés, d'appellation ou non. Et ça se passe en Provence, la région qui revendique les meilleurs vins rosés...

 

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En Provence, au pays du rosé... (Photo (c) H. Lalau 2013)

 

Quand un rosé pamplemousse voisine avec un rosé de syrah ou de cinsault, est-on sûr que tous les consommateurs font encore la différence entre cépage et arôme ajouté? Et notamment ceux qui sont censés accéder au vin via les aromatisés.

Au fait, je pense que c'est plutôt le contraire qui se passe: des amateurs de rosé traditionnel peuvent s'en détourner au profit de produits standardisés, à l'aromatique forte, constante et facile à reconnaître, et de très bas prix.

Je trouve ce voisinage dangereux pour les vins, alors que les aromatisés, eux, ne font que profiter de l'image du vin. D'ailleurs, la présentation évoque clairement l'univers vin. Il ne faut pas vraiment s'en étonner: les producteurs d'aromatisés sont pour la plupart des gros groupes de vins et jouent délibérément la carte de la confusion pour augmenter les ventes de cette catégorie qui monte en flèche depuis 3 ans.

Bref, ce que je demande, c'est que les aromatisés aient leur propre rayon, pour qu'on ne mélange plus torchons et serviettes. 

Last but not Listel, j'aimerais bien que les ODG des vins rosés me disent ce qu'ils en pensent, ce qu'ils comptent faire dans ce domaine. 

12:45 Écrit par Hervé Lalau dans Belgique, Europe, France, Provence | Tags : rosé aromatisé, vin, boisson à base de vin | Lien permanent | Commentaires (1) | | | |

08 août 2014

Château Henri Bonnaud Palette 2012

Comme ça fait du bien de boire un bon coup de rosé avec deux bons copains, au jardin. J'ai dit boire, pas déguster, pour une fois.

Les copains se reconnaîtront; quant au vin - Le Palette 2012 d'Henri Bonnaud, un mot me semble le résumer: subtilité.

J'ai à peine envie de vous le décrire - un peu de paresse, sans doute, de ma part, en cette belle après midi d'été; mais aussi un constat tout simple: nommer deux ou trois arômes, quelques sensations, c'est en oublier plein d'autres.

Il y avait-il plus de groseille que de rose, dans ce vin? Plus d'anis que de sureau? Plus d'épice que de fruit? Plus de minéral que de fruité? Plus de largeur que de longueur?

Peu importe, hic et nunc, ce vin m'a plu pour l'ensemble de son oeuvre. Et vous noterez que ce rosé avait déjà plus d'un an. A côté de combien de rosés passons-nous pour les boire trop jeunes! 

Pour apprécier celui-ci, je vous l'ai dit, le contexte était éminemment favorable. A vous, maintenant, de le recréer!

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Photo (c) H. Lalau

00:02 Écrit par Hervé Lalau dans Belgique, Provence | Tags : palette, bonnaud | Lien permanent | Commentaires (0) | | | |