15 juillet 2011

Trois générations de Français et le vin

Deux  enseignants-chercheurs de l'Ecole supérieure de commerce de Pau ont étudié les comportements de Français de trois catégories d'âge par rapport au vin. Avec comme postulat quelque peu discutable que, pour chaque génération, les habitudes de  consommation ne changent guère avec le temps, ils en déduisent que la baisse des volumes de vin consommés en France va s'accentuer et que la part des achats effectués en vins IGP ou AOC/AOP va croître. Selon eux, le vin sera de plus en plus perçu comme un produit emblématique d'un certain statut social, et la fréquence de consommation diminuera encore.

Ils notent tout d'abord des cassures importantes entre les trois générations étudiées (les plus de 65 ans, les 30-40 ans et les 18-30 ans). Si les 3 tranches d'âges sont d'accord sur le caractère convivial de la consommation de vin, leur fréquence de consommation varie fortement. Les plus de 65 ans consomment du vin régulièrement, presque quotidiennement, en famille et entre amis. Les 30-40 ans, eux, ont une consommation plus irrégulière, de type festif. Les jeunes, quant à eux, ne consomment du vin qu'occasionnellement, voire jamais. Cette génération semble soit considérer le vin comme un produit nocif pour la santé (les campagnes des anti-vins ont-elles atteint ce but là?), soit comme un produit de luxe. Ou les deux.

Si l'enquête repose sur un échantillon limité, et si sa méthodologie peut être discutée, elle cadre assez bien avec les chiffres diffusés par l'INSEE. Selon ceux-ci les consommateurs réguliers de vins représentent aujourd'hui 17% de la population française (contre 51% en 1980); selon les deux chercheurs pallois, ce chiffre devrait à nouveau baisser pour atteindre  13% en 2015. Parallèlement, la proportion de non-consommateurs absolus de vin (38 % en 2010, contre 19% en 1980), devrait monter à 43% à l'horizon 2015.

Ca vous étonne? Regardez un peu autour de vous. Et permettez-moi de vous rappeller vous qu'un Français sur 8 ne sait ni lire ni écrire; ou encore, que les Français gardent la même brosse à dents 9 mois en moyenne. Je ne dis pas que la baisse de la consommation de vin a un lien direct avec ces deux indicateurs sociologiques, non. Mais je constate qu'il s'agit du même peuple. Le mien.

13 juin 2011

Deux rosés signés Gassier

La semaine dernière, j'ai reçu deux rosés du Château Gassier (Groupe Advini), qui vient d'intégrer en Belgique le portefeuille d'agences de VASCO.

Avec mon complice Marc Vanhellemont, nous nous sommes immédiatement mis à la tâche de les déguster - pas question de laisser passer l'été, alors que le Bon Dieu nous en offre un avant-goût inespéré!

Voici mes notes.

Côtes de Provence Loubiero 2010

Fruit blancs, pêche, bonne bouche mais finale un peu molle à mon goût. 13/20

Côtes de Provence Sainte Victoire Le Pas du Moine 2010

Un vin qui demande à être un peu aéré; à l'agitation, de la groseille, de l'abricot, du pamplemousse rose; une bonne bouchede fruit mûr, de la pêche, des épices douces. La finale est remarquable, sapide, avec le retour du fruit et un zeste de bitter. Très joli rosé, gourmand mais vif. Syrah et grenache. 15/20

Pour mémoire, Sainte Victoire, qui tire son nom de la montagne proche d'Aix-en-Provence (très beau site, j'ai fait l'ascension jusqu'à la croix en fer quand j'étais jeune, souvenirs souvenirs), est une subdivision des Côtes de Provence reconnue en 2005 et qui englobe environ 2220ha de vignes. Ses sols sont calcaires et gréseux, plutôt pauvres. Château Gassier y possède 40 ha sur la commune de Puyloubier.

 

IMG_0408.jpgLe Pas du Moine

09:27 Écrit par Hervé Lalau dans France, Provence | Tags : vin, vignoble, provence, rosé | Lien permanent | Commentaires (2) | | | |