19 août 2013

Je blogue donc je suis

Alors comme ça, les blogueurs de vin se prendraient tous pour Pirandello, Kipling, Proust ou Schiller?

C'est en tout cas ce que prétend un petit vigneron des PO, que je ne nommerai pas, car ce n'est pas à moi, sur ce blog de qualité, de faire la publicité d'un type qui gagne - petitement- sa vie avec ses mains. Le lion ne s'associe pas avec le cafard, comme disait le philosophe Gérard Darmon.

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Moi en plus vieux

D'abord, son affirmation est incomplète. En ce qui me concerne, je ne me prends pas alternativement pour l'un ou l'autre de ces auteurs. Je suis à la fois Pirandello, Kipling, Proust et Schiller.

Schiller, pour mes qualités poétiques. Ich liebe dich, kleine Schnepfe, wie ein Apfelstrudel.

Kipling, pour la concision de mes phrases.

Proust, pour la longueur de mes phrases.

Pirandello, pour ma dramaturgie. Ma pièce "Six types de bouchage en quête d'odeurs" sera bientôt représentée au festival du liège et des arts premiers d'Evora (Alentejo).

Je ne m'abaisserai pas à dialoguer avec un producteur. Nous ne sommes pas du même monde. Il produit. Je commente.

Je me bornerai à citer le regretté Gary Descartes: "Je blogue, donc je suis".

09:52 Écrit par Hervé Lalau dans Pour rire | Lien permanent | Commentaires (1) | | | |

11 août 2013

Oh, la vilaine rapporteure!

Rien à voir avec le vin, juste une digression sémantique.

Je ne comprends décidément pas grand chose à la féminisation des noms de fonctions.

Passe encore que des gouverneures se greffent un "e", ce qui ne change rien à la sonorité du mot. Même si à l'oeil, cela ne me plaît guère.

Mais je découvre aujourd'hui le terme de rapporteure. Pourquoi pas rapporteuse? Le mot existe et s'il garde une vilaine connotation scolaire, le masculin aussi...

Si encore nos ami(e)s féministes faisaient preuve de cohérence! Mais certaines directrices, administratrices ou présidentes souhaitent garder le titre de directeur, d'administrateur ou de président.

Le langage en dit beaucoup sur les moeurs d'une époque: la nôtre est décidemment moderne, comme disait Desproges. Les Français n'ont jamais été aussi encadrés - code du travail, code des impôts, normes environnementales, CRS maîtres-nageurs, vidéosurveillance, mais personne n'ose  plus appeler un chat un chat; et une chatte, une chatte.

En ce qui me concerne, je n'ai aucune prétention à faire moderne, aussi ne lira-t-on jamais ici le mot "auteure", ni d'autres du même acabit.

Je prône l'égalité des sexes. Filles et garçons devraient avoir le même accès à tous les métiers (une vigneron vaut bien un vigneron, par exemple), et la même rémunération. Mais je refuse le bordel lexical.

11:37 Écrit par Hervé Lalau dans Pour rire | Lien permanent | Commentaires (1) | | | |