10 octobre 2013

Merveilleux internet - une histoire de vol de vendange

Vous avez certainement lu l'histoire de ce viticulteur de Cérons dont une parcelle de 30 ares a été vendangé par erreur par le prestataire de service d'un voisin.

Le Figaro s'en est fait l'écho, sur la base d'une dépêche AFP.

Mais ce qui m'a intéressé au plus haut point, ce sont les réaction des lecteurs.`

Avec internet, et moyennant l'anonymat, pour certains, on lit parfois des choses très censées. Et parfois très connes, aussi.

Je vous en épingle deux:

Christian Evanno:

"C'est sûrement une réponse au voisin, qui avait couché par erreur avec sa femme pendant qu'il était dans ses vignes".

Le Bon Sens:

"Bricole! Ce n'était pas Château Yquem !! Par contre, il arrive souvent en Champagne des vendanges "sauvages" de nuit lorsque la récolte est faible en volume ... 1 ha pourvoyant 12 à 15000kg à 5 euros le prix officiel, c'est très rentable pour les petits malins... Devinez qui ??

En ce qui concerne le premier commentaire, disons que c'est pire que pas de commentaire du tout. Si la bêtise était taxée en France, M. Evanno devrait prévoir un gros budget.

En ce qui concerne le second, M. Le Bon Sens nous ouvre de nouveaux horizons; d'un côté, il y a les vignerons de la base, les gagne-petits, et pour ces traine-savates, un vol n'est qu'une bricole. De l'autre, il y a Yquem et les Champenois, des gens sérieux, des gens avec une surface financière qui mérite qu'on s'intéresse à eux.

Rétablissons donc les privilèges, non sur base de la naissance, mais du compte en banque; selon que vous serez puissants ou misérables...

Ah oui, au fait; à la question finale de M. Le Bon Sens, "devinez qui?", j'avoue que je n'ai pas de réponse. Mais lui, peut-être? Qu'il ne nous laisse pas ainsi dans les affres de l'ignorance, avec une phrase aussi sybilline...

09:09 Écrit par Hervé Lalau dans Bordeaux, Pour rire | Lien permanent | Commentaires (0) | | | |

09 octobre 2013

ANPAA, vin, internet, national-socialisme et pédo-pornographie

Intéressante sortie du Président de l'ANPAA (association nationale particulièrement agressive des abstinents), le Sieur Elineau, cité par mon excellente consoeur Suzanne Mustacich:

"Speaking about the difficulty of policing the Internet, Elineau cited the Chinese government’s censorship of dissidents and Australia’s censorship of pornography and pedophilia as examples of ways the French could shut down discussion of wine in mediums such as Twitter and blogs. «When you see what happens with pro-Nazi websites, you see that there are ways of reacting».”

Assimiler la communication sur le vin à la pédo-pornographie ou au révisionnisme nazi, voila qui est nouveau.

Mais c'est peut-être bien que l'ANPAA lève ainsi le masque.

Si, pour son président, tout est bon pour arriver à ses fins, si même la dictature est acceptable pour museler la viticulture, pour faire le bonheur et l'abstinence des gens malgré eux, alors peut-être que nos élus vont enfin ouvrir les yeux, découvrir le calibre de ces gens, et les renvoyer d'où il n'auraient jamais du sortir: des labos pharmaceutiques. D'ailleurs, ne sentent-ils pas un peu le formol?

11:23 Écrit par Hervé Lalau dans France, Pour rire | Lien permanent | Commentaires (0) | | | |