20 décembre 2013

Pourquoi vous visitez ce blog

C'est la fin de l'année, bientôt l'heure des bilans.

Je me demande parfois comment mes estimables lecteurs font la connaissance de ce blog.

Bouche à oreille, renvoi d'un autre site, hasard complet?

Il y a un moyen de le savoir - au moins de manière approximative: c'est de consulter la section "mots-clefs" que mon hébergeur met à ma disposition. Il s'agit de la liste des mots que tapent les internautes dans leur moteur de recherche pour arriver ici.

Cela exclue bien sûr ceux qui connaissent déjà et qui tapent directement Chroniques Vineuses (ils sont 23% des visiteurs, selon mon hébergeur).

A priori, tout de même, je m'attendrais à ce que ce les mots clefs soient liés au vin, ou à défaut, à ma petite personne.

Et bien non.

Merci Myriam

Le mot-clef le plus employé, c'est Myriam Leroy. Vous savez, cette polémiste légèrement scato (je n'ai pas dit catho) qui n'aime pas Dieudonné et à laquelle j'ai consacré un petit billet - j'allais dire "bien senti", mais ce n'est pas le mot qui convient. Elle représente à elle seule 4,7% de tous les mots clefs!

Le jour où mon nom arrivera en tête des mots clefs sur son blog, j'enlève le haut.

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Le premier "mot-clef" pour Chroniques Vineuses: Myriam Leroy (Photo Lutch 83)

Puis arrive le bon vieux Voutch, dessinateur génial dont j'ai publié un dessin il y a 4 ou 5 ans.

En troisième position, tout de même, on trouve un nom vraiment lié au vin: Olivier Cousin. Mais avec seulement 1,34%, à égalité avec Ripassa. Qui l'eut cru, là encore, je n'en ai pas souvent parlé, mais il faut croire qu'au royaume des blogs français parlant de vins italiens, les borgnes sont rois.

Arrive en suite et à nouveau Leroy, accompagné de Dieudonné, cette fois (1,01%). Puis Aboukir Algérie (des gens qui ont de la mémoire, sans doute, puisque la ville a été débaptisée il y a 50 ans).

Et puis "Vignoble Santorin", un thème abordé une fois au travers de la dégustation d'un superbe VDN d'Assyrtiko. Etonnant, car sur les 6 années d'existence de ce blog, j'ai beaucoup plus écrit sur le Maury, le Rivesaltes, le Banyuls ou même le Moscatel de Setubal...

Les suivants sont tous ex-aequos avec 0,67%, et j'en épinglerai trois.

Interactivité

D'abord, "amplitude jour et nuit". C'est chouette de voir que le thème vous intéresse. Le seul hic, c'est que je l'ai publié pour avoir un peu plus d'info - j'ai fait appel au lecteur pour demander comment cette amplitude favorise les arômes, concrètement. Résultat: beaucoup d'audience, mais aucune réponse. Parlez-moi de l'interactivité de blogs, après ça.

Il y a aussi Bernard Burtschy - là, je suis scotché! Je ne me rappelle pas avoir évoqué ce auguste confrère plus d'une fois ou deux en 5 ans. Et surtout, que les internautes aient pu tapé son nom sans faute, alors que moi, je me trompe à tous les coups, voila qui m'étonne!

J'ai gardé le dernier pour la bonne bouche: "whisky biodynamie". Voila deux mots que je ne pense pas avoir jamais associés. Scotch et whisky, oui; whisky et breton, oui; biodynamie et vin, oui. Mais whisky et biodynamie, non.

Voila, vous savez tout ou presque. On continue quand même? Mais oui! Les voies de l'internet sont impénétrables, et si, parmi ceux qui viennent ici pour les plus étranges raisons, certains restent et s'intéressent au vin, je n'aurai pas perdu mon temps.

18 décembre 2013

Un peu d'autopromo (lost in translation)

Ce blog n'a jamais été conçu pour faire de l'autopromo. S'il est libre de toute publicité pour les autres, il n'y a pas de raison que je ne m'applique pas la règle à moi-même.

Mais aujourd'hui, j'ai bien envie de faire une petite entorse.

C'est au sujet des traductions.

Oui, je fais des traductions, toujours dans le domaine du vin ou de la gastronomie. Depuis l'anglais (j'ai un vieux diplôme pour ça), depuis l'espagnol et le néerlandais (là, disons que je me suis formé sur le tas et sur le tard).

Parfois, je traduis aussi dans l'autre sens, mais seulement vers l'anglais.

Je n'en fais pas mystère, mais je ne le crie pas non plus sur les toits, car c'est une activité annexe, très marginale, par rapport à ma profession de journaliste.

Si j'en parle aujourd'hui, c'est que j'en ai assez de lire des incongruités.

Récemment, je suis tombé sur un texte ou le mot pigeage était traduit en anglais par "trapping". Je ne sais pas si c'était de la traduction automatique, ou bien si le traducteur humain a eu un bug,  mais "trapping", c'est piégeage. Un petit "é" fait toute la différence.

Et puis, il y a toutes les erreurs que je constate, tout au long de l'année, à propos des noms de sols  (non, le limon, dans ce contexte, n'est pas un fruit), des régions (la Galicie pour la Galice...), bref, je pourrais faire un livre avec toutes ces approximations, ces faux-sens, ces contre-sens. Deux classiques: traduire "défendre" par "to support" quand dans le contexte, il veut dire interdire. Ou "disposer de" pour "to dispose of", dans le sens de se débarrasser.

Quelque chose a mourue

Et je ne vous parle pas de la grammaire ni de l'orthographe. Là, bien sûr, l'approximation n'est pas réservée au secteur du vin.

J'ai dans ma collection de films le DVD de Jurassic Park 2, édition belge, avec sur la couverture, en grosses lettres: "Quelque chose a survie". A se demander si ce sont les dinosaures qui ont traduit. Et si la syntaxe française va pourvoir survivre. Si elle n'a pas déjà mourue.

Jurassic Park.jpg

Et la langue, elle, a-t-elle "survie"?

Alors oui, ce sera ma minute d'autopromo. Confiez-moi vos traductions, je ferai mon possible pour que ça n'arrive pas, ou moins. Je ne dis pas que je suis le seul, ni que je suis le meilleur. Mais comme utilisateur quotidien de brochures, de notes de dégustations, de fiches techniques, disons que je ne me laisse plus trop facilement piger. Pardon, piéger.

Avantage induit, non négligeable: si c'est moi qui traduis, je n'aurai plus à me demander ce que le traducteur a voulu dire... ;-)