03 février 2014

Bienvenue sur Chroniques Réacs

On est tous un peu le réac de quelqu'un, pour quelque chose, et puisque Super Valls, star du ministère, voit Dark Vador jusque dans les rangs des anti-PMA, je vous l'avoue, j'en suis. Réac, je veux dire.

Au moins pour deux choses qui n'ont rien à voir avec la polémique de la famille ou la théorie du genre (sauf à chercher très loin).

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Primo, je veux parler de la notion de vin sans alcool, qui me défrise au plus haut point Je ne comprends pas que l'on puisse accoler ainsi deux notions complètement antinomiques. Ou bien le vin contient de l'alcool et c'est du vin; ou bien il n'en contient pas et ce n'est pas du vin. Une porte est ouverte ou fermée. De même qu'on n'est pas à moitié enceinte. Ou un petit peu marié. Certes, la législation européenne parle de "boisson à base de vin désalcoolisé". Mais pour combien de temps encore? Voici deux ans, les "boissons aromatisées à base de vin" sont devenues officiellement des "vins aromatisés", sans que personne, à part quelques réacs comme moi, ne semblent rien trouver à y redire.

Secundo, je veux parler des classements des "meilleurs restaurants du monde". Qu'est-ce que le Noma, le Fat Duck et El Bulli ont en commun, à part de proposer de la cuisine moléculaire et d'avoir trusté les meilleures notes dans les guides culinaires de la planète gastro? Et bien la gastro, justement. Celle qui ne se termine pas par "nomie", mais par entérite, et vous envoie recta à la case toilettes, quand ce n'est pas aux urgences de votre hôpital préféré.

Le Dinner, le deuxième restaurant du chef du Fat Duck, Heston Blumenthal, vient ainsi d'être fermé à son tour pour une semaine. Soyons justes, les choses s'améliorent: en 2009, 500 clients du Fat Duck avaient été victimes d'un norovirus (probablement provoqué par des fruits de mer); cette fois, il ne sont que 24. Mais peut-être le Dinner a-t-il moins de succès?

Reste que la cuisine d'avant garde n'en sort pas grandie. Le Michelin, le GaultMillau et consorts vont bientôt devoir changer leurs notations, remplacer les pictos en forme de toques ou de fourchettes par des cuvettes de wc.

Attention, ce que l'on appelle "'les bonnes vieilles méthodes" ne sont certainement pas infalllibles. On attrape aussi de belles gastroentérites dans la restauration traditionnelle.

Le zéro défaut n'existe pas.

Même si on peut s'en approcher. Ainsi, c'est indéniable, le taux de grossesses non souhaitées est moins élevé dans le cadre de la PMA. Et la proportion de femmes battues est moins forte dans les familles d'homosexuels masculins.

Cela fait réfléchir.

Je ne pense quand même pas changer mes habitudes pour autant.

Je continuerai donc à ne pas fréquenter les restaurateurs d'avant-garde (mon portefeuille est au moins aussi fragile que mon rectum); à ne pas acheter de vin désalcoolisé; à ne pas recourir à la procréation médicalement assistée; et bien sûr, à ne pas battre ma femme.

10:14 Écrit par Hervé Lalau dans Gastronomie, Pour rire | Lien permanent | Commentaires (0) | | | |

31 janvier 2014

Grand Tinel et petits journaleux

Au Domaine du Grand Tinel, la famille Jeune perpétue sur son emblématique domaine la tradition de grands vins authentiques. Etablis à Châteauneuf-du-Pape depuis le XVIIIème siècle, les Jeune font indissociablement partie du patrimoine castelpapal. Ils en constituent l’une des familles historiques.

Si le domaine du Grand Tinel est réputé pour ses très grands Châteauneuf-du-Pape, il élabore également de jolis vins sur l’AOC Côtes du Rhône.

Comme ce Côtes du Rhône blanc 2012, sur un air de grenache, clairette et roussanne.

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A la fois opulent et frais, ce blanc intense joue les équilibristes avec brio. Composée de 34 % de grenache blanc, de 33 % de roussanne et de 33 % de clairette provenant de sols argilo-siliceux, cette cuvée a été vendangée manuellement puis précieusement préservée par neige carbonique avant d’être pressurée à basse température.

Sa finale longue, parfumée à la pâte de fruits, à la poire et à la noisette ne laissera aucun amateur indifférent !

Rendons à César...

Bien troussé, non? Sauf que ce n'est pas de moi, mais de l'Agence Force 4.

Est-ce pour les journalistes hyper-stressés? Pour ceux qui manquent de temps ou de confiance en eux? Pour les critiques agueusiques? Pour les magazines dont la rubrique vins n'a pas de titulaire? Toujours est-il que je reçois de plus en plus de communiqués où non seulement on porte à mon attention une nouvelle cuvée, mais où l'on me dit déjà ce que je peux en penser; les commentaires de vins sont déjà rédigés, la photo jointe, je n'ai plus qu'à copier-coller.

Mais, comme dirait Jane, à quoi sers-je?

Mesdames, Mesdemoiselles de Force 4, je vous remercie de votre prévenance, mais s'il vous plaît, si vous voulez que je parle d'un vin, laissez moi le juger par moi-même. Proposez-moi un échantillon, je vous dirai oui, je vous dirai non, et si je le déguste, et si je le trouve bon, j'en parlerai.

A chacun son métier - enfin, tant que le mien existe encore...

10:23 Écrit par Hervé Lalau dans France, Pour rire, Rhône | Tags : rp, relations publiques, journalisme, vin | Lien permanent | Commentaires (8) | | | |