20 février 2014

Modération? Quelle modération?

L'excellent Norbert - un lecteur assidu, toujours bien informé et qui n'hésite pas à me remettre dans le droit chemin quand je m'égare dans les contrallées du droit du vin, ce dont je le remercie, l'excellent Norbert, donc, m'envoie les références de l'abrogation du Conseil de la Modération de de Prévention.

Décret n° 2014-132 du 17 février 2014 portant suppression de commissions administratives à caractère consultatif (Journal officiel de la République française, 18 février) :

• Article 27
Conseil de modération et de prévention.
I. ― L'article 69 de la loi du 5 janvier 2006 susvisée est abrogé.
II. ― Le décret n° 2006-159 du 14 février 2006 portant création du Conseil de modération et de prévention est abrogé.
III. ― L'arrêté du 10 avril 2009 approuvant le règlement intérieur du Conseil de modération et de prévention est abrogé.

(Avec le bonheur de voir un simple décret abroger un article de loi...)

Voila, c'est fait, ce conseil n'existe plus. Quant à la modération des anti-vins qui refusaient d'y siéger, elle n'a sans doute jamais existé. Sûrs de leurs grands principes, droits dans leurs bottes jusqu'à la caricature, ces tristes sires ont pratiqué la politique de la chaise vide. Le gouvernement n'a jamais voulu les contraindre. Il eut été facile pourtant, de les menacer de leur retirer leurs subventions.

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Bonnes et mauvaises boissons

L'attitude du Ministre de l'agriculture dans ce dossier a été assez étrange - en août 2012, il déclare devant l'Assemblée nationale que la composition du Conseil va être renouvelée; fin novembre 2013, il dit au représentant d'Honneur du vin qu'il ne sait pas ce qu'il va advenir du Conseil. Alors que ses services interrogeaient déjà le Conseil constitutionnel sur la validité de sa suppression par décret de l'exécutif. Sauf à penser qu'il ne sait pas gérer son ministère (ce qu'à Dieu ne plaise), on rangera donc tout cela dans la boîte des pieux mensonges.

La vie continue. Le Conseil était-il une si bonne idée? Peut-on amener autour d'une même table des gens qui n'ont plus rien à se dire? Associer des prohibitionnistes à la gestion de la communication des alcools était-il réaliste? Le lion s'associe-t-il avec le cafard? Sans doute pas.

Il serait sans doute plus utile de reviser la Loi Evin. Ou au moins de revoir la jurisprudence qui s'en est dégagée ces dernières années, suite à tous les procès intentés par l'ANPAA et consorts. Même M. Cahuzac n'y retrouverait pas son petit.

Sans oublier le découplage du vin des autres boissons alcoolisés. Un scoop, pour les sommités de l'anti-vin bloqués dans une dimension parallèle, en l'an de grâce 1954 (ou bien dans le formol): le vin n'est plus la boisson favorite des gens qui s'alcoolisent., le nec plus ultra des neknominations (qui devraient être totalement interdites, par ailleurs).

Je ne peux m'empêcher de penser à ce copain anglais, qui ne boit jamais sans son chat. Un chat qu'il a appelé... Modération.

 

00:05 Écrit par Hervé Lalau dans France, Pour rire | Tags : prévention, alcool, modération, france, evin | Lien permanent | Commentaires (0) | | | |

10 février 2014

Obama-Beyoncé: la preuve par le vin

Bon, sur l'affaire Hollande-Gayet, je me suis fais avoir comme un bleu.

Je n'ai pas de scooter, je n'étais pas à Paris, je n'ai pas d'informateurs sur place, bref, je n'ai rien vu venir.

Après, c'était difficile: reprendre les infos de Closer, c'était avoir l'air de mettre la presse de caniveau au rang des sources fiables.

Ne rien dire, sous prétexte que c'était la vie privée du Président, c'était bien vu. J'ai pensé le faire aussi, mais la position était impossible à tenir: tout le monde en parlait quand même.

Et puis ça m'a permis de passer un petit texte sur les vins de Savoie de Charles-Henri Gayet.

Mais voici qu'éclate une autre "affair": la liaison supposée entre Obama et Beyoncé. Franchement, Barack aurait pu s'arranger pour que ça ne s'ébruite pas pendant la visite de François Hollande. On va finir par croire que c'est de sa faute, qu'il a montré le mauvais exemple... Ces Frenchies, tout de même!

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L'info, selon des paparazzi bien rencardés, devrait sortir demain dans le Washington Post (une pointure au dessus de Closer, quand même). Sauf que le Post dément.

Bon, en un mot comme en 100, j'ignore si c'est vrai, et je n'en ai rien à faire. Je ne sais rien, je ne dirai rien. Demandez plutôt à la NSA.

Toutefois, un détail attire mon attention. Une correspondance troublante.

Baraka est un vin georgien de la maison Eniseli. Et vous savez où je l'ai vu la première fois? Sur Béhance (la plate-forme des arts graphiques). Baraka, Béhance. Barrack, Beyoncé. Ça ne peut quand même pas être le fruit du hasard...

PS. Vrai ou pas, j'espère seulement que les Américains ne seront pas assez bêtes pour lui casser sa baraque. 

12:32 Écrit par Hervé Lalau dans Etats-Unis, Pour rire | Lien permanent | Commentaires (1) | | | |