21 novembre 2016

Non au GCC-Bashing!

Vous n’êtes pas sans savoir qu’un soixantaine de personnalités (artistes, mais pas seulement) ont signé une déclaration appelant à arrêter le «Hollande Bashing».

Ou pour parler français, la persécution dont serait l’objet le président français - ès qualités, et en tant que personne privée.

Je n’ai guère d’avis autorisé sur cette question politique ; ni sur le fait de savoir si M. Hollande est injustement attaqué, ni sur le fait de savoir si des artistes ont un avis plus autorisé que le mien.

C’est donc dans le cadre du vin que j’apporterai ma petite pierre à cet édifice de votre réflexion.

J’appelle à arrêter le Grand Cru Classé Bashing, qui frappe injustement le sommet de l’establishment du vin.

L’analogie avec M. Hollande est édifiante:

-Sur-côte en 2012 et 2013
-Qualités fluctuantes et diversement appréciées
-Valeur de revente incertaine.

La grande différence, c’est que le marché de la politique reste national, alors que le marché des GCC se fait depuis longtemps à New York, à Hong Kong ou à Londres, bien plus qu’à Bordeaux ou Paris.

Bien sûr, en politique, les surprises ne sont pas exclues, comme l’ont montré le brexit, l’élection de M. Trump et la qualification de M. Fillon à la primaire de la droite, hier.

En matière de prix des GCC, par contre…

09:48 Écrit par Hervé Lalau dans Bordeaux, France, Pour rire | Lien permanent | Commentaires (0) | | | |

09 novembre 2016

Les leçons de l'élection américaine

J'ai autant de compétence en politique américaine que Donald Trump en a dans la dégustation des vins naturels, aussi ne vous importunerai-je pas longtemps avec mon analyse.

Je veux seulement souligner

- Que le poids des médias, majoritairement pro-Clinton, ne semble pas avoir dissuadé les partisans de Trump de voter pour lui. Pas plus que le poids des milieux d'affaires, ni celui des artistes, qui ont pris fait et cause pour Mme Clinton. A se demander si, pour favoriser leur candidat, ceux-ci ne devraient pas tout simplement... la fermer.

-Que les sondeurs se sont à nouveau magistralement trompés (comme pour le Brexit).

Rétrospectivement, il y a des titres, parus hier dans la presse, qui font sourire:

"Les femmes votent pour Clinton" (Le Figaro). "Le CAC 40 dopé par Wall Street qui valide le triomphe d'Hillary" (ABC Bourse). "Hillary Clinton au dessus des 50% d'intention de vote". (Le Monde).

Quoi qu'il en soit, si Donald Trump l'emporte, comme cela semble probable à présent, il y aura au moins un point positif: la course à l'espace devrait être relancée. En effet, l'actrice et chanteuse Cher a déclaré il y a quelques jours qu'on cas de victoire, "elle déménagerait sur Saturne".

245033478_B976309806Z.1_20150817194915_000_G6K51J5I0.1-0.jpg

La future adresse de Mme Cher?

Plus casanier, l'acteur Samuel Jackson, lui, se contenterait d'immigrer en Amérique du Sud.

Quant à Robert de Niro, il pourrait bien devoir se faire à l'idée d'avoir "un porc et un chien" comme président (car c'est ainsi qu'il avait qualifié le candidat républicain) 

Tout le rétropédalage auquel on assiste ce matin de la part des commentateurs (qui avaient déjà adoubé "Hillary" aux dépends de "Trump" (la différence de traitement sémantique était criante), et qui doivent malgré tout conserver une certaine neutralité face au choix de l'électeur, lecteur ou téléspectateur, ne devrait pas faire illusion dans l'équipe du nouveau président. D'emblée, ses relations avec la presse sont détestables. 

 Et le vin dans tout ça?

Le cépage Clinton reste interdit, bien que quelques irréductibles cévenols militent toujours pour sa réhabilitation.

 

07:22 Écrit par Hervé Lalau dans Etats-Unis, Pour rire | Lien permanent | Commentaires (0) | | | |