28 octobre 2014

Une polémique, une!

Voila ce que j'appelle une belle polémique, bien française.

"Faut-il que le journaliste ait passé du temps dans les vignes pour commenter un millésime?" Et en corollaire: 

"Faut-il savoir faire du vin pour en parler?"

Jérôme Pérez (La Passion du vin) et Michel Bettane (Bettane & Desseauve) n'ont pas la même façon d'aborder le problème, et ils l'ont exprimé de manière assez véhémente sur le blog du Grand Jury Européen.

Puis Michel Bettane en a fait une chronique sur son site.

La querelle a encore gonflé avec l'entrée en lice de copains et d'adversaires.

C'est rigolo. 

En ce qui me concerne, j'ai la même réponse aux deux questions: "ça dépend".

Voir les raisins dans les vignes et dans le conquet, parler avec les vignerons, cela peut être utile pour comprendre ce à quoi on peut s'attendre dans les cuves et dans les bouteilles. Tout en gardant à l'esprit qu'aujourd'hui, il y a bien des techniques pour sauver un mauvais millésime - et que la bouteille marquée 2014 ne contient pas forcément que du vin de 2014. 

Faut-il savoir faire du vin pour en parler? Pour moi, c'est non - à chacun son métier! Savoir comment on en fait, par contre, c'est utile, pour ne pas être à côté de la plaque, comme on dit dans la ferronnerie d'art.

Mettons-nous plutôt à la place du consommateur, demandons-nous ce qui pourra l'éclairer.

En définitive, la querelle Bettane-Pérez n'a guère d'importance. Moins, en tout cas, qu'un de leurs commentaires de vin.

00:08 Écrit par Hervé Lalau dans France, Pour rire | Lien permanent | Commentaires (9) | | | |

14 octobre 2014

Ça pourrait être pire

2013 n'est pas un grand millésime, sauf à Bordeaux, bien sûr, où les grands crus seront toujours les grands crus - et ont produit de jolis vins de soif (ouarf!)

Pour 2014, il faut attendre un peu. C'est encore un peu confus.

En attendant, le rosé pamplemousse envahit les rayons vin de grandes surfaces.

La presse du vin ne se porte pas très bien.

Les seules émissions qui parlent de vin à la télé font du wine bashing.

A cause des hygiénistes et de leurs relais complaisants, on croirait que la France a honte du vin.

Mais ça pourrait être pire.

Je pourrais être commercial d'une winery moldave sur le marché russe.

Vendangeur polonais en Champagne.

Epandeur de pesticides en Alsace.

Soufreur en Côteaux du Layon

Cryogéniseur à Sauternes.

Ou bien responsable des achats de sucre dans une coopérative du Midi.

Finalement, journaliste viticole, ce n'est pas si mal!

08:16 Écrit par Hervé Lalau dans Pour rire | Lien permanent | Commentaires (1) | | | |