02 août 2015

Um pouco de marketing

Nous autres journalistes recevons pas mal de communiqués concernant des nouveaux produits, de nouvelles cuvées, ou à défaut, de nouveaux habillages.

Parfois, c'est intéressant; et parfois même, crédible. Il s'agit le plus souvent de rajeunir une marque, ou bien de mieux adapter la présentation au contenu. 

Parfois, il s'agit juste de suivre la mode. Ou encore, de faire parler de soi. 

Par "soi", comprenez "le produit", mais aussi, "le brand manager", et "la boîte de graphisme".

Comment ne pas ranger le communiqué de Gazela dans cette dernière catégorie?

Car cela fait six ou sept ans, maintenant, que cette marque portugaise a adopté un look moderne et transparent, censé plaire aux jeunes et à ceux qui veulent le rester. Les Vieux de la vieille ont sans doute rechigné, à l'époque; mais qu'importe s'ils préféraient la vieille étiquette - ils mourront bientôt avec.

  

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Gazela, la très vieille étiquette

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Gazela, l'étiquette qui a été moderne

 

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Gazela, l'étiquette plus moderne que moderne

 

A peine le temps de s'adapter à cette modernité que l'équipe marketing décide de charger à nouveau d'étiquette. Certes, on conserve le graphisme, mais exit la transparence, l'étiquette redevient opaque, couleur aluminium.

Autre "innovation" (passablement rétrograde à mon sens, même pour le pays du liège), la capsule à vis est remplacée par un bouchon (mais peut-être est-ce seulement pour le marché français).

Nous aurait-on menti? La transparence n'était-elle donc pas la préoccupation première du consommateur de Vinho Verde?

Ou bien est-ce que tout le monde s'en fout?

Sauf quelques magazines axés grande distribution, bien sûr, qui parlent de "valorisation par le packaging". Des fois qu'il y ait un peu de pub à la clef...

 

11:37 Écrit par Hervé Lalau dans Europe, Portugal, Pour rire | Lien permanent | Commentaires (5) | | | |

23 juillet 2015

Les AOP françaises sont-elles vraiment l'avenir de la bulle en France?

Les derniers chiffres annuels de l'institut IRI, arrêtés à fin juin 2015, font état d'une chute des ventes de bulles AOP françaises (hors champagne) dans la GD hexagonale.

Celles-ci sont en baisse de -2,8% sur un an, en moyenne; mais certaines AOP s'en tirent beaucoup plus mal, comme le Crémant de Bourgogne (-12%), le Vouvray (-10%) ou le Saumur (-5%).

A l'inverse, les bulles de marques type "blancs de blancs" (Kriter, Café de Paris, Charles Volner...) ont vu leurs ventes progresser de 2%. A se demander si l'origine est véritablement la clef dans la décision d'achat du consommateur français de bulles.

Mais les hausses les plus importantes se trouvent du côté des bulles étrangères, qui augmentent de 23%.

Les ventes de Cava ont progressé de 23% en un an en France, et celles de Prosecco, de... 215%. On remarquera que là aussi, on trouve des marques fortes, type Martini ou Freixenet.

La bulle "antipatriotique" représente aujourd'hui 8% des ventes d'effervescents hors Champagne en GD française.

 

10:59 Écrit par Hervé Lalau dans Espagne, France, Italie, Pour rire | Lien permanent | Commentaires (2) | | | |