18 février 2010

Sieur d'Arques: l'AFP a la mémoire courte

Je lis sur une dépêche de l'AFP signée Cyril Thouard que l'affaire du Faux Pinot Noir de Sieur d'Arques, qui vient d'être jugée, est une exception "vraiment très exceptionnelle" dans le milieu viticole français. La dépêche rappelle tout juste l'affaire Duboeuf, en 2006 - affaire bégnine, d'ailleurs.

Mais où est donc passée l'affaire Geens (d'une belle ampleur, pourtant)? L'AFP n'en parle pas.

Et l'affaire Giscours? Passée par pertes et profits.

Et l'affaire Rieux, à Bize-Minervois? Idem. Les gendarmes avaient pourtant dû protéger les inspecteurs de la répression des fraudes venus contrôler les cuves et la compta, à l'époque;  ça avait fait grand bruit.

Et l'affaire de la Cave de Tain? Tombée dans les oubliettes de l'histoire.

Tout cela ne remonte pourtant pas aux calendes grecques! Et j'en oublie sûrement.

Au fait, toutes ces affaires ont un dénominateur commun, une spécialité bien française: dans tous les cas, ou presque, la haute direction a plaidé l'ignorance. Et dans 3 cas sur 5, elle est restée en place. On ne change pas une équipe qui gagne.

Car les Sieurs d'Arques s'en tirent plutôt bien:  une amende de 180.000 euros, alors que le profit est estimé à 1,3 million. Ça reste une bonne affaire.  Sauf pour la réputation du Languedoc, peut-être.

On a aussi pu se poser des questions sur l'attitude de Gallo, la véritable victilme de la tricherie, mais qui ne s'est pas portée partie civile au procès. Maintenant que la fraude est avérée, on suppose que la firme californienne va communiquer sur ce thème.

Après tout, elle promettait du pinot noir d'Oc à ses consommateurs et ils n'en ont pas eu. Gallo va-t-il réétiqueter les bouteilles? Rembourser ses clients? Trouver d'autres sources, ou continuer à acheter chez Sieur D'Arques?

Voila du pain sur la planche pour nos confrères américains.

En attendant, Madame AFP, parlez-nous encore du devoir de mémoire, s'il vous plaît...

 

11:07 Écrit par Hervé Lalau dans Pour rire | Lien permanent | Commentaires (4) | | | |

Ancient wine press

Quand j'ai lu ce titre sur le site de Decanter : "Ancient wine press uncovers bygone export market", mon sang de journaliste n'a fait qu'un tour: quoi, il y avait des critiques vineux en Israël il y a 1400 ans?

Et puis j'ai compris, la presse en question était un outil pour faire du vin, pas un journal ni même un blog gravé dans le marbre.

D'ailleurs, même Michel Dovaz n'est pas aussi vieux que ça.

 

 

10:32 Écrit par Hervé Lalau dans Pour rire | Lien permanent | Commentaires (3) | | | |